Bienvenue à Sarah Garton Stanley

Sarah Garton Stanley est la nouvelle productrice artistique du Fonds national de création.

Bonjour,  

Je vous remercie de prendre quelques minutes pour lire ce message, je sais que votre temps est précieux. Je m’appelle Sarah Garton Stanley, mais vous pouvez m’appeler SGS – et j’espère que vous le ferez. Je suis la nouvelle productrice artistique du Fonds national de création (FNC). Je suis queer blanche, descendante de pionniers d’origine européenne, je suis née et j’ai grandi à Montréal (Tiohtià:ke), j’aurai bientôt 60 ans. Je suis à l’aise avec ça et avec le pronom « elle », mais pas avec « eh, ma petite madame! ». Je voudrais tisser un lien avec vous, c’est important pour moi. Alors… qui êtes-vous? J’aimerais mieux vous connaître. Si vous en avez envie, écrivez-moi un petit mot à sarah.stanley@nac-cna.ca.

En tant qu’artiste de théâtre, directrice artistique, productrice, diffuseuse, étudiante et interprète, j’ai travaillé et vécu dans plusieurs régions de cet endroit phénoménal que nous appelons le Canada. C’est un endroit magnifique, compliqué, où une foule de questions restent sans réponse et le resteront toujours. C’est aussi un endroit où nous vivons en communauté avec d’autres lieux et chacun de leurs peuples, avec tous les quadrupèdes, les nombreuses factions en guerre et tous les grandioses levers de soleil que nous offre en spectacle notre planète si fragile. Ce monde que j’aime est en danger. Maintenant, respirer. Maintenant, relâcher. Bien. C’est ce que me disait ma mère. Très efficace.

Scott Jones, coauteur de I Forgive You, dans lequel le FNC a investi et dont la première a obtenu un énorme succès à St. John’s, à Terre-Neuve, a déclaré à l’émission Tom Power on Q : « Nous guérirons le monde grâce à l’art, individuellement et à plus grande échelle. » Au cours de mon mandat au FNC, j’espère que toutes nos décisions et nos liens tendront vers cet objectif. Le risque en vaut la peine. Contribuer à la guérison, de soi et du monde, est le plus grand risque qui soit. Parce que comme l’a souligné Jiv Parasram, un des membres de notre équipe de sélection, accomplir ce travail exige des sacrifices, et pour moi, cela veut dire renoncer à certaines choses. Être en mesure d’offrir notre soutien signifie que nous avons des ressources que d’autres n’ont pas. Comment pouvons-nous, au FNC, transformer nos façons de faire pour travailler dans un esprit de totale réciprocité? Comment pourrions-nous mettre en place un modèle davantage axé sur les relations, sur le travail en commun, un modèle d’équipe conçu pour nous permettre de guérir? Nous sortons de la pandémie de COVID-19, ce pays a dû confronter de cruelles vérités sur les dommages causés par le suprémacisme blanc et nous assistons à l’effondrement de nos institutions. Nous – l’installation que j’appelle le Canada – sommes en difficulté.  Maintenant, respirer. Maintenant, relâcher. Bien.

Chose à faire : inciter le Fonds national de création à mettre la vulnérabilité et la créativité au cœur de ses décisions. Le Fonds demande aux artistes qui s’adressent à lui de prendre des risques. Comment pourrions-nous être solidaires dans cette prise de risque? 

Respirez

Autre chose à faire : grâce aux ressources du Fonds, et à son emplacement au CNA, imaginer un espace de réflexion, de circulation des idées et de rencontre : un espace d’écoute. Et, bien sûr, un espace consacré aussi aux investissements financiers. Un espace de réflexion qui s’intéresse aux défis ACTUELS.

Relâcher

Autre chose à faire : célébrez les succès. Le 29 août, le TAPA a dévoilé les nominations aux prix Dora 2022. Le Fonds national de création a le plaisir de vous annoncer que quatre de ses récents investissements sont en nomination : R.U.R. A Torrent of Light (opéra), In My Body et Crypto (danse),  Draw Me Close (théâtre) ainsi que Sky Dancers (production en tournée).

Respirez encore

Les spectacles sont de retour. Enfin. Alors… si vous êtes à Toronto, je vous encourage à réserver des billets pour Svāhā! de Nova Bhattacharya, au TO Live, et pour The First Stone de Donna-Michelle St. Bernard, au Buddies in Bad Times Theatre. Ne manquez pas Un. Deux. Trois. de Mani Soleymanlou, et The Storyville Mosquito de Kid Koala, qui seront tous deux présentés à plusieurs endroits. Ces spectacles ont pu voir le jour grâce aux investissements du Fonds. Je suis nouvelle dans le domaine, mais selon moi, ces œuvres ont été réalisées pour dépasser les lieux opaques qui nous divisent et pour essayer, pour un instant, de faire battre nos cœurs au même rythme. Respirer ensemble. Très. Bien.

Je suis heureuse de m’être présentée et j’ai hâte de vous lire. Comme toute l’équipe du FNC. D’ici là, je vous invite à jeter un coup d’œil aux cinq nouveaux formidables investissements du Fonds.  

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Cinq nouveaux investissements

asses.masses
Patrick Blenkarn et Milton Lim

Antigone
Sick + Twisted Theatre

Aportia Chryptych: A Black Opera for Portia White
HAUI

Human Measure
Cassils

Identity: A Song Cycle
Against the Grain Theatre


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