Événements et spectacles en direct au CNA – mise à jour du 8 avril 2021.
Cet événement s’est terminé le mardi, 23 février 2021

L’OCNA à la Quatrième

avec des musiciens de l'Orchestre

Musique Musique classique Musique de chambre Violon Violoncelle
  • #CanadaEnPrestation
  • l'Orchestre du CNA

  23 fév 2021 - 20 h  HAE

Des musiciens de l’Orchestre du CNA et le pianiste Frédéric Lacroix démontrent leur exceptionnel talent musical dans ce concert de musique de chambre mettant en vedette deux grandes compositrices du XIXe siècle : Louise Farrenc et Luise Adolpha Le Beau.

Ce concert met en vedette Stephanie Morin, deuxième flûte, qui fait ses débuts en musique de chambre. Elle a débuté sa première saison avec le CNA en septembre 2020.

Au programme:

LOUISE FARRENC Trio en mi mineur, op. 45 (22 min)
I. Allegro deciso - Più moderato ed espressivo 
II. Andante 
III. Scherzo. Vivace - Poco più sostenuto
IIII. Presto

Stephanie Morin, flûte / Rachel Mercer, violoncelle / Frédéric Lacroix, piano

LUISE ADOLPHA LE BEAU Quatuor avec piano en fa mineur, op. 28 (24 min)
I. Adagio – Allegro con fuoco
II. Adagio
III. Tempo di Mazurka
IIII. Finale. Allegro

Yosuke Kawasaki, violon / Paul Casey, alto / Rachel Mercer, violoncelle / Frédéric Lacroix, piano

Louise Farrenc (1804–1875) et Luise Adolpha Le Beau (1850–1927) sont d’importantes compositrices ayant vécu à une époque où les femmes musiciennes s’adonnaient davantage au récital qu’à l’écriture de la musique. Elles ont établi leur réputation en composant de la musique de chambre, ce qui est remarquable dans la mesure où, dans leur milieu culturel respectif, en France et en Allemagne, ce n’était ni le genre le plus en vogue (le Paris de Farrenc n’en avait que pour l’opéra!) ni le plus progressiste (l’influence de Wagner se faisait bien sentir dans le Munich de Le Beau). Leurs œuvres de ce type ont été interprétées par les plus grands musiciens de leur temps (y compris Farrenc et Le Beau au piano) et ont été saluées par critiques et compositeurs, tels Schumann, Liszt et Brahms. Exceptionnels, le trio et le quatuor au programme sont un pur bonheur, tant pour les interprètes que les auditeurs.

Le Trio en mi mineur pour flûte, violoncelle et piano est l’une des dernières pièces de musique de chambre de Farrenc. Il a été créé en 1857 lors d’un concert privé (comme c’était alors souvent le cas des œuvres de ce type à Paris) donné à la résidence de madame Pierson, née Bodin. Ancienne élève de la compositrice, celle-ci interpréta la partie de piano aux côtés de deux éminents musiciens parisiens : le flûtiste Louis Dorus, dédicataire de l’œuvre, et le violoncelliste Charles Joseph Lebouc. Les trois instruments ont une part égale dans le dramatique premier mouvement, qui met en lumière l’usage stylistique que fait Farrenc des variations continues de couleurs harmoniques. Dans l’andante, la flûte énonce une mélodie chantante qui se répète en divers contextes, y compris dans une section médiane tumultueuse. La flûte et le piano dominent le scherzo d’ambiance agitée; puis le violoncelle prend la tête du trio dans un lyrique duo avec la flûte. Vigueur et dynamisme marquent le finale avec son crépitement de notes quasi ininterrompu.

Le Beau composa son quatuor en 1883, alors qu’elle résidait à Munich. Elle le dédia au compositeur allemand Franz Lachner, auprès duquel elle avait récemment étudié. L’œuvre fut présentée lors d’une prestigieuse première qui se déroula au Gewandhaus de Leipzig le 1er décembre 1883. Il fut immédiatement encensé par la critique et interprété sur la scène internationale, y compris à Sydney (Australie) quelques années plus tard. Le premier mouvement s’ouvre sur un choral mélancolique pour les cordes, puis le piano s’empare de l’énergique thème principal de l’allegro enflammé; un deuxième thème, d’abord énoncé par le violoncelle, offre un doux contraste au thème principal. L’adagio est d’une tendresse exquise. Contrairement à l’habitude, Le Beau intègre une mazurka au scherzo, qui entoure un sublime intermezzo. Plein d’entrain, le finale de forme rondo comprend des moments de chaleur passionnée et reprend de manière fulgurante le thème principal de l’allegro d’ouverture, tout juste avant de se conclure.

Texte d’Hannah Chan-Hartley, D. Mus.  

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