50% de rabais sur les abonnements - 2 jours seulement - Ne manquez pas ça!

La beauté de la musique comme vecteur de guérison et d’espoir

Le public a été prié d'observer une minute de silence au début de la soirée. © Fred Cattroll

La Tournée de concerts et d’activités éducatives de l’Orchestre du CNA au R.-U. sur le thème du souvenir constitue, pour l’Orchestre, l’occasion de donner de superbes concerts et de s’engager dans des activités éducatives aux résonances profondes.

De nombreux moments forts ont jalonné la première semaine de la tournée. 

À Édimbourg, des musiciens de l’Orchestre ont répété avec l'Orchestre Big Noise, une organisation qui donne aux enfants l’occasion de faire partie d’un orchestre symphonique – une expérience extraordinairement formatrice à maints égards.

« Beaucoup de ces enfants viennent de milieux en difficulté », explique George Anderson de Sistema Écosse. « L’orchestre symphonique est la société parallèle idéale : on y apprend à devenir un citoyen, et on devient membre à part entière de cette impressionnante entreprise coopérative. [Les enfants] retirent de grandes leçons de leur expérience de musiciens. Ils seront ainsi mieux outillés pour profiter pleinement des chances qui, souhaitons-le, se présenteront à eux tout au long de leur vie. »

Des ensembles de musiciens de l’Orchestre ont aussi donné un concert à la cathédrale Saint-Gilles, une église du 14e siècle située sur le Royal Mile entre le château d’Édimbourg et le palais de Holyrood. Le programme du concert comportait notamment le très beau Trio en sol pour violon, alto et violoncelle écrit en 1931 par le compositeur anglais Ernest Moeran.

« Jouer à Saint-Gilles a été une agréable surprise, parce que l’acoustique y est vraiment très belle », affirme le cor solo Julie Fauteux. « Il y a souvent beaucoup d’écho dans les églises, mais ici, même les cors rendent un son limpide. Sans parler de l’aspect même du lieu, qui est magnifique et très inspirant : c’est un bonheur pour nous de jouer dans un endroit pareil. » Le concert a commencé par une minute de silence à la mémoire du caporal Nathan Cirillo, le militaire et père de famille canadien assassiné à Ottawa le 23 octobre.

En signe de respect et de sympathie envers les proches du disparu, l’Orchestre a aussi dédié son concert d’Édimbourg à la mémoire du caporal Cirillo. Au Usher Hall, ce soir-là, Pinchas Zukerman s’est tourné vers l’auditoire pour déclarer qu’il souhaitait réagir aux événements tragiques survenus à Ottawa en y opposant la beauté de la musique. Le public a été prié d’observer une minute de silence au début de la soirée.

Le lendemain, on pouvait lire dans The Herald Scotland : « À chaque instant de son concert de jeudi soir à Édimbourg, la première étape de sa tournée de dix jours au R.‑U., l’Orchestre du Centre national des Arts du Canada, avec son directeur musical et soliste Pinchas Zukerman, a offert des prestations en tout point captivantes. » Le critique a aussi salué Brio, une œuvre commandée par le CNA au compositeur albertain John Estacio, en la qualifiant de « pièce fabuleuse – une sensationnelle fantaisie à grand déploiement, imagée et haute en couleur ».

Hier soir, à Londres, le maestro Pinchas Zukerman, qui œuvre à la fois comme directeur musical de l’Orchestre du Centre national des Arts et premier chef invité du Royal Philharmonic Orchestra, a réuni les effectifs de ces deux grands ensembles au Royal Festival Hall de Londres pour une somptueuse interprétation de la Neuvième symphonie de Beethoven, laquelle se conclut en apothéose par la saisissante « Ode à la joie ». Le concert a eu lieu en présence de S.A.R. le prince de Galles.

Le concert comportait aussi une autre commande du CNA – A Ballad of Canada du regretté compositeur canadien Malcolm Forsyth, qui intègre le poème « In Flanders Fields » du lieutenant John McCrae – de même qu’une magnifique interprétation d’« Erbarme Dich » de la Passion selon saint Matthieu de Bach par Pinchas Zukerman et la mezzo-soprano Patricia Bardon.


Événements connexes

Menu