Photo hommage à Philippe Halsman © Jean-François Gratton
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Photo hommage à Philippe Halsman © Jean-François Gratton
It’s Lepage’s examination of the human heart, his ability to turn heartbreak into a visual and aural metaphors that resonate that is most affecting. Kelly Nestruck, The Globe and Mail
  • Texte et mise en scène: Robert Lepage

Coprésentation du CNA

« Étranges souvenirs qui nous habitent … chaque fois qu’ils se touchent, il prennent d’autres directions » (Jean Cocteau)

Il y a plus de vingt ans déjà, le Théâtre français, associé à la création du spectacle, participait à l’aventure. Cette mouture 2013, sans jamais trahir la fulgurance des premiers traits, redessine les contours des aiguilles et recroque les volutes de l’opium avec la complicité du comédien Marc Labrèche.

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Une nuit de 1949. Au-dessus de l’Atlantique, deux comètes se croisent : Jean Cocteau vole vers New York, et Miles Davis parcourt les derniers kilomètres qui le séparent de Paris. Cette surprenante coïncidence à hélices propulse l’imaginaire lepagien au tournant d’un siècle à deux têtes – agité par l’audace, freiné par ses propres reliques. En résulte Les aiguilles et l’opium, forme solo créée en 1991 dans la foulée de Vinci et d’Elseneur.

Comment sublimer sa douleur lorsqu’on n’a ni le génie de Cocteau ni celui de Davis ?           

D’abord, il y a Robert. Un jeune Québécois qui, en voyage à Paris, tente désespérément d’oublier le joli môme qu’il a laissé dans la Belle Province. Sa dépendance affective réveille les monstres des zones profondes que seul le poète semble pouvoir dompter. Alors, tout naturellement, Cocteau apparaît avec sa fameuse lettre aux Américains : la nuit des uns est le jour des autres, murmure-t-il. Miles Davis, lui aussi sous le ciel de Paris, chante à sa manière Je suis ce que je suis, libéré, le temps d’un festival, de la ségrégation raciale qui sévit outre-Atlantique.

La forme chorale entraîne une marée de songes, spiralique, que la scénographie du spectacle épouse à merveille. Sur un cube en déséquilibre naissent les échanges improbables et féconds destinés à contrecarrer l’inertie. Acrobaties, notes de jazz et magie visuelle déploient un univers en ondes et en nœuds, tout en interdépendances.

Du grand Lepage. Américains, bonsoir.

Photo hommage à Philippe Halsman © Jean-François Gratton
© Nicola-Frank Vachon
© Nicola-Frank Vachon
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Wellesley Robertson III © Nicola-Frank Vachon
© Nicola-Frank Vachon
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Artistes

  • Texte et mise en scène: Robert Lepage
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