Apprenez à connaitre Christopher Millard, basson, Orchestre du CNA

Entretien avec Christopher Millard, basson, Orchestre du CNA

Q1. Quand avez-vous commencé à jouer du basson et pourquoi cet instrument?

Je suis venu au basson à 15 ans, après avoir joué du piano pendant des années et ensuite du saxophone. Mon histoire est celle de tous les bassonistes… si vous faites montre d’un certain talent pour les instruments populaires comme la clarinette ou le saxophone, le chef de musique essaie de vous convaincre de passer à de plus exotiques comme le hautbois ou le basson. Après, c’est plus facile de céder à ces demandes que d’y résister.

Q2. Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans le fait d’être membre de l’Orchestre du CNA  et d’être sur scène?

Je suis très attaché à mes collègues de la section des vents, et à nos habiletés collectives et notre style comme orchestre. Toujours soucieux de s’écouter les uns les autres, les musiciens de l’orchestre font montre d’un esprit proche de la musique de chambre.

Q3. Quelle est l’origine de votre passion pour la fabrication du pain? Expliquez-nous ce qui entre dans votre processus créatif.

J’ai toujours été passionné de cuisine. Bien que je confectionne des pains traditionnels avec de la levure depuis de nombreuses années, je suis passé aux pains au levain il y a environ trois ans. C’est plus long et plus difficile à faire, mais les résultats sont délicieusement gratifiants. Au début, je mesurais et pesais les ingrédients avec un soin méticuleux, mais avec le temps, j’ai considérablement assoupli ma méthode. Après tout, l’humanité fabrique du pain depuis des milliers d’années, le plus souvent sans l’aide d’instruments de mesure précis. C’est une question d’observation et d’intuition. Un boulanger professionnel a besoin d’uniformité; un amateur comme moi se satisfait de surprises occasionnelles! Il est fascinant de constater qu’en cette ère numérique, alors que la capacité d’attention diminue sans cesse, tant de personnes se découvrent une affinité et un intérêt pour les arts de la fermentation. Ces arts prennent du temps et apparaissent comme une fenêtre sur les mystères des microorganismes. En médecine, on assiste à une explosion des connaissances sur les rapports de nos corps à nos microbiomes. Fabriquer du pain est un processus externe qui relève de la même symbiose.

Q4. En quoi la confection du pain influence-t-elle votre jeu sur scène?

Il n’y a pas de corrélation directe. Mais j’ai toujours été en quête d’activités créatrices : la poterie, le cinéma, la baladodiffusion, la réparation d’instruments. Le pain est tellement élémentaire, comme les gammes en musique, et apprécié de tous.

Q5. Si vous aviez opté pour une tout autre carrière, qu’auriez-vous choisi?

Quand j’étais enfant, je voulais devenir microbiologiste. Mais rétrospectivement, je vois bien que je n’aurais pas eu la discipline de fer qu’exige une carrière en sciences. La radiotélédiffusion et le cinéma auraient sans doute mieux répondu à mes inclinaisons naturelles. 

Q6. Quel est votre lieu préféré à Ottawa pour vous détendre et vous ressourcer, et pourquoi?

Mon épouse et moi sommes propriétaires d’un chalet habitable à l’année à La Pêche. C’est à 45 minutes d’Ottawa, mais on s’y croirait à des milliers de kilomètres. C’est mon lieu préféré pour retrouver mon équilibre intérieur.


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