David Fray
Musique
« C’est du Chopin abordé avec un sérieux et un sens du beau tout à fait admirables. » -Magazine Gramophone, sur l’album Chopin de David Fray paru en 2017
  • Schumann Symphonie no 1, « Le Printemps »
  • Jocelyn Morlock Cobalt
  • Chopin Concerto pour piano no 2

David Fray fait enfin ses débuts sur la scène du CNA. Le pianiste fait tourner bien des têtes par son habileté à mettre en parallèle les passages explosifs et musclés avec une sentimentalité empreinte de douceur et de tendresse. Le Concerto no 2 de Chopin est un parfait écrin pour faire ressortir le poli, la finesse et le panache de Fray : Chopin l’avait lui-même écrit pour mettre ses dons de virtuose en valeur quand il partait en tournée. Fray a des atomes crochus avec ce compositeur, auquel il a consacré un album en 2017. En plus d’entretenir ce lien intime avec la musique au programme, le pianiste a déjà travaillé avec le directeur musical Alexander Shelley. Une prestation richement harmonieuse grâce aux liens étroits qui unissent la musique à ses interprètes.

La soirée s’amorce avec Yosuke Kawasaki et Jessica Linnebach, respectivement violon solo et violon solo associée de notre Orchestre du CNA, dans une pièce de la brillante compositrice canadienne Jocelyn Morlock. Fruit d’une commande initiale du CNA, Cobalt pour deux violons et orchestre s’inspire du ciel à l’heure du crépuscule, juste avant la nuit. Kawasaki joue du violon depuis l’âge de six ans et Linnebach depuis l’âge de trois ans, et leur rencontre sur la scène du CNA a fait des étincelles : ils se sont mariés en 2012. Joignez-vous à ce couple talentueux pour célébrer la Saint-Valentin!

On reçoit la Symphonie « Le Printemps » de Schumann comme une bouffée d’air frais. Pour reprendre les mots de Shakespeare, qui pouvait évoquer comme personne, en peu de mots, l’attente universelle du printemps et les folles espérances qui s’y rattachent :

« Dans le printemps, le joli temps fertile,
Où les oiseaux chantent, eh! ding, ding, ding,
Tendres amants aiment le printemps. »

La Première symphonie de Robert Schumann lui a été inspirée par un poème sur le printemps et l’amour. Alors nouveau marié et euphorique, Schumann a su produire pour les musiciens la sensation de vivre l’éclosion du printemps en jouant cette symphonie. Le premier appel de trompette sonne comme un réveil, et les notes dansent à travers les mouvements comme la nature en suspens qui reprend vie.

Contribuez à écrire l’histoire : la Symphonie de Schumann s’inscrit dans le cadre d’un projet d’enregistrement de l’Orchestre du CNA, et les deux concerts seront enregistrés pour fins de diffusion commerciale. 

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