Un samedi après-midi pas comme les autres au Fifth Avenue Court…

L’atrium du centre commercial du Fifth Avenue Court, dans le quartier Glebe, a procuré un bel assortiment de petits joyaux de la musique aux magasineurs du samedi, cyclistes assoiffés et mélomanes qui se trouvaient dans les parages. Après une prestation enlevante de la Panthère rose et du Can-Can par l’ensemble Capital BrassWorks, j’ai eu l’occasion de donner en rappel le Terzetto pour trio à cordes de Dvořák aux côtés du violon solo de l’Orchestre du CNA Yosuke Kawasaki et de la violon solo associée, Jessica Linnebach. La résonnante acoustique de l’endroit se prêtait à une interprétation enjouée et spontanée, qui a déclenché quelques gloussements de rire ici et là au sein du trio. La tendresse, la sensibilité et la passion qu’a affichées Yosuke dans la cadence du quatrième mouvement ont donné un bon aperçu de la personnalité du musicien, tandis que le registre grave de Jessica, fougueux et satiné tout à la fois, a tenu l’auditoire captif du début à la fin.

Vous vous demandez peut-être ce que je faisais au milieu de ces musiciens exceptionnels? Cette chance, je la dois au Concours 2011 de la Bourse de l’Orchestre du Centre national des Arts, où j’ai eu l’honneur de récolter le ruban bleu, soit le prix de la Fondation Harold Crabtree. L’issue de ce concours a marqué pour moi le début d’une année fructueuse avec l’Orchestre. En novembre dernier, j’ai accompagné l’ensemble durant sa tournée dans les provinces de l’Atlantique (où je me suis signalé, affublé de mon « fameux » pantalon orange à ce non moins « fameux » concert de Charlottetown où les bagages des musiciens n’avaient pu arriver à temps pour la représentation). Le mois suivant, j’ai joué un solo au concert donné par l’Orchestre à la Fanfoire annuelle de Noël, et en mars dernier, j’ai été invité à me produire à l’occasion du Concert-bénéfice pour le Concours de la Bourse de l’Orchestre du CNA. Et c’est ainsi que, d’une chose à l’autre, je me suis retrouvé une fois de plus à partager la scène avec quelques-unes des figures vedettes de l’ensemble. J’avais encore bien sûr quelques papillons dans l’estomac avant le concert, mais ils n’ont pas mis de temps à disparaître, et j’ai pu apprécier le moment. J’ai trouvé que c’était là une sacrée belle façon de passer mon samedi après-midi!

Par Paul Casey


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