Mon château magique : Ma vie au CNA

Casse-Noisette de Alberta Ballet © Paul McGrath
Au CNA en 1988 (droit : Eleri Evans)

Mon histoire d’amour avec le Centre national des Arts a commencé dès mon jeune âge. Je ne me rappelle plus trop quelle a été ma première expérience au CNA – le resplendissant Casse-Noisette peut-être ou un amusant pantomime de Noël –, mais s’il y a une chose dont je me souviens parfaitement, c’est la sculpture de verre ornant le grand escalier en spirale qui mène au balcon. Je l’admirais de bas en haut pendant la grande ascension jusqu’à mon siège.

J’étais de ces nombreux enfants qui ont la chance de se produire sur scène dans Casse-Noisette. Si à l’époque le CNA n’était pas encore pour moi un château magique, par cette expérience, il est véritablement devenu mon deuxième foyer. J’ai dû voir Casse-Noisette une cinquantaine de fois depuis. Aujourd’hui, ma partie préférée se déroule dans le Foyer, avant même le lever du rideau; j’adore regarder les enfants arriver, tout endimanchés et débordants d’enthousiasme. J’étais comme eux, rivée à mon siège, absorbée par la danse, et je suis impatiente de pouvoir amener ma fille, qui n’a encore que deux ans, à l’une de ces représentations.

Comme jeune élève de danse ayant grandi à Ottawa, je ne crois pas m’être vraiment rendu compte de la chance qui m’était donnée d’avoir un tel accès aux meilleurs danseurs, compagnies et chorégraphes du Canada et du monde entier. J’ai d’abord été charmée par la beauté des ballets narratifs. Puis, au secondaire, j’étais obsédée par les grandes compagnies de ballet contemporain. Et aujourd’hui, j’affectionne par-dessus tout les œuvres d’avant-garde qui livrent des émotions à l’état brut. Des séjours de quelques années ailleurs au Canada et à l’étranger m’ont permis de mieux apprécier tout ce que le CNA a à offrir.

Aujourd’hui, plus de trente ans après ma première visite, le CNA est toujours à mes yeux un château magique. Que ce soit comme spectatrice d’innombrables spectacles de danse – avec une bonne dose de musique et de théâtre pour compléter le tout – ou comme membre de l’équipe de Danse CNA, j’ai été profondément marquée par le Centre national des Arts. Je suis toujours ravie d’entendre que, comme moi, beaucoup considèrent le carrefour des arts de la scène au Canada comme leur deuxième chez-soi. 

Le CNA a récemment célébré son 45e anniversaire. De nombreux Canadiens en ont profité pour partager sur la page Facebook de Danse CNA des souvenirs de beaux moments passés dans ce lieu formidable.

 « On m’a offert la chance de jouer le rôle d’une souris dans Casse-Noisette, interprété par Les Grands Ballets Canadiens sur la scène de la salle Southam. C’était la première fois que je prenais part à une grande production sur une scène aussi importante. C’est cette expérience qui m’a poussé vers une carrière en danse […] Aujourd’hui, 18 ans plus tard, je cultive toujours une passion pour la danse, même si je ne travaille plus dans ce domaine. J’ai découvert au CNA des trésors de l’imagination qui, encore aujourd’hui, contribuent largement à définir qui je suis et comment je perçois le monde. » —Bradley del Sykes

 « Mes plus beaux souvenirs sont de ma fille adolescente assise sur le bout de son siège à chaque représentation, se délectant des danseurs, des moindres mouvements, des moindres pas, ses yeux ne quittant la scène qu’une fois le spectacle terminé. Et c’est alors que commence le bavardage incessant alors qu’elle se remémore avec beaucoup d’admiration chaque instant et les talents de chacun des membres de la troupe. » — Debbie Black Knechtel

« Ayant quitté la côte Est à contrecœur, nous avons trouvé un port d’attache au CNA. Comme nous ne recevons pas souvent la visite de compagnies de danse à Halifax, Ottawa a ouvert pour nous tout un monde de danse. Mais le bouquet c’était de découvrir la gamme d’excellents programmes offerts aux étudiants de la région – ma fille a pris part à des classes de maître données par des danseurs et des enseignants parmi les meilleurs au monde. » — Hilary van Herk


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