Jack Charles : une histoire de résilience et de renouement

L’enfance volée de Jack Charles fait écho au triste sort des populations autochtones du Canada. Cette expérience a été relatée avec force par l’auteur lui-même et la metteure en scène Rachael Maza, invités à prendre la parole au Centre de santé autochtone Wabano à Ottawa. « C’est exactement la même histoire. Tout a commencé bien plus tôt ici, observe Rachael. J’ai vu l’année 1831 inscrite au mur. C’est 50 à 100 ans avant l’horrible politique instaurée chez nous en Australie. »      

À 72 ans, l’Australien Jack Charles a survécu aux abus, aux dépendances et à la prison, après une enfance passée en institution dans son pays. Loin de s’être laissé abattre par les combats qu’il a dû livrer, Jack est un activiste passionné qui a soif de partager son histoire dans sa pièce de théâtre intitulée Jack Charles V The Crown. « Je ne fais que raconter mon histoire et dire comment j’ai passé au travers. Je trace le portrait d’ensemble d’une personne élevée en institution, qui a subi des abus en institution. Sans remâcher le passé. »

Sa visite au Centre Wabano a insufflé une nouvelle énergie et un courant d’inspiration à Jack, qui veut rapporter le modèle primé à Melbourne comme exemple montant comment la communauté autochtone peut créer un espace culturellement sécuritaire où les gens puissent se réunir et obtenir des soins de santé. Alors qu’il amorce au CNA une tournée canadienne qui le mènera par la suite à Vancouver et à Calgary, « Oncle Jack » montre qu’il n’est pas près de ralentir la cadence.


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