Entretien avec Margaret Grenier

Dancers of Damelahamid, Mînowin © Jessica Wittmann

Margaret Grenier, directrice générale et artistique des Dancers of Damelahamid, une compagnie de danse autochtone de la côte nord-ouest de la Colombie-Britannique, a présenté Mînowin au Studio Azrieli dans le cadre du festival des arts autochtones Mòshkamo.

Mme Grenier a revêtu ses habits de chorégraphe et d’interprète pour Mînowin, un fier partenariat de Danse CNA et du Théâtre autochtone du CNA. Nous lui avons posé quelques questions à propos de sa collaboration avec le CNA et de ce qu’elle représentait pour elle.

Q : Qu’est-ce que cela signifie pour vous de présenter ce spectacle dans le cadre du festival Mòshkamo?

C’est un grand honneur de participer à un événement si marquant, qui accorde une place inédite aux arts autochtones. Le festival met en valeur la superbe diversité des cultures autochtones au Canada. Dans le cas de Mînowin, il s’agit principalement des formes d’art de la côte ouest, dont les arts visuels et la danse.

Q : Vous avez reçu un investissement du Fonds national de création du CNA. Comment cela vous a-t-il permis de développer le spectacle Mînowin?

Grâce à cet investissement, nous avons pu créer une production de plus grande envergure. Nous avons eu plus de temps pour monter la chorégraphie, et avons eu la chance de travailler avec des collaborateurs internationaux expérimentés dans les grandes productions, soit le metteur en scène Charles Koroneho et le conseiller dramaturgique Peter Rockford Espiritu. Nous avons aussi élaboré des composantes de nouveaux médias plus interactives et ajouté de l’animation.

Q : Qu’est-ce qui vous a inspiré cette œuvre?

Mînowin est le fruit d’un processus d’introspection. C’est une exploration de notre façon de travailler avec le récit, un aspect fondamental de la danse. Les récits, ancestraux comme contemporains, parlent de deuil profond et de la manière dont on se redéfinit pour pouvoir continuer à avancer.

Q : Votre travail est ancré dans la danse traditionnelle et intègre des éléments d’expression contemporaine et de vidéographie. Comment les Dancers of Damelahmid inspirent-ils les générations de demain par la danse traditionnelle et les récits des origines?

Chaque génération a son propre travail à faire. Le renouveau actuel servira de fondement aux futures générations; il les incitera à aller plus loin et leur donnera l’occasion de raconter leurs propres histoires.

Q : À quelles productions de cette première saison du Théâtre autochtone avez-vous le plus hâte? (https://cna-nac.ca/fr/indigenoustheatre/2019-2020)

Toute la saison me parle; la diversité des productions est incroyable. Il y en a certaines que je ne connais pas, ce qui montre la pertinence d’une telle plateforme pour nous permettre de tisser des liens.

Q : Que souhaitez-vous dire aux donateurs qui ont rendu possible la présentation de Mînowin au CNA?

J’aimerais réitérer l’importance de l’initiative du CNA. La création d’un département consacré au théâtre autochtone met les artistes autochtones à l’avant-plan et leur donne l’occasion de se produire, dans toute leur diversité, sur la scène nationale. C’est une mission importante qui doit être soutenue.

Faites partie des plus de 6500 champions de la diffusion, de la création et de la transmission des savoirs qui ont choisi d’appuyer les artistes, les enseignants et les élèves du pays par l’entremise de la Fondation du CNA.


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