De plain-pied : rêver grand et autrement

L’événement De plain-pied, un programme à l’intention des adolescents et élaboré par des adolescents, se tiendra au CNA le 19 mai © Jonathan Lorange

De la création par et pour les jeunes : voilà ce que propose la quatrième édition de la soirée De plain-pied qui se déroulera le 19 mai, dès 20 h 30, dans les nouveaux espaces du CNA.

Mélanie Dumont, directrice artistique associée du Théâtre français et responsable de la programmation Enfance/jeunesse, est l’instigatrice de cette initiative qui connaît un succès retentissant depuis ses débuts. Par l’entremise d’un appel de candidatures, elle a formé une cellule de création qui, cette année, réunit cinq jeunes âgés de 14 à 18 ans.

« Je cherche toujours des jeunes ouverts, engagés et allumés qui ont envie de se lancer dans l’inconnu, souligne-t-elle avec passion. Ils participent à l’idéation du projet qui, lui, s’articule autour de leurs préoccupations. Il existe peu de place dans l’espace public pour les adolescents, alors j’essaie de créer un cocon de création pure, un terrain vierge où peut jaillir une partie d’eux, sans que jamais ils ne se sentent jugés. C’est un espace où l’on peut rêver grand et autrement. »

Pour faire naître leurs idées, elle élabore un « paysage d’inspirations » composé d’images en art visuel, d’objets, de livres et d’œuvres d’artistes de la performance comme Miranda July, Meg Stuart, Sylvie Cotton et Sophie Calle. Ensemble, les participants découvrent le CNA, ses coulisses, son atelier d’accessoires et ses spectacles. Ensemble, ils apprennent ce qu’est un processus de création. Ensemble, ils vibrent, se questionnent et s’enrichissent.

Au fil des ans, De plain-pied a pris la forme d’un labyrinthe existentiel, d’une jungle expérientielle, d’un mix d’actions et d’un mandala géant où sont conviés des jeunes – une centaine – en tant que participants et créateurs. Alors tout est possible pour cette nouvelle version!

« Je côtoie encore les jeunes qui ont pris part aux premières éditions. Certains travaillent ici maintenant, d’autres sont devenus spectateurs, dit fièrement Mme Dumont. Ils ont le sentiment que le CNA leur appartient et veulent le fréquenter. Cette continuité est le plus beau cadeau pour moi. » 

Évidemment, cette initiative ne pourrait exister sans la générosité des donateurs. « Ils ont une ouverture de cœur, ils croient à l’art et au chemin intime que celui-ci trace en nous, fait-elle valoir. Il n’y a pas meilleurs ambassadeurs pour faire rayonner nos réalisations. » 

Faites partie des plus de 6500 champions de la diffusion, de la création et de la transmission des savoirs qui ont choisi d’appuyer les artistes, les enseignants et les élèves du pays par l’entremise de la Fondation du CNA.


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