Calpurnia

2022-04-27 19:30 2022-05-07 21:30 60 Canada/Eastern 🎟 CNA : Calpurnia

https://nac-cna.ca/fr/event/25457

Événement en personne

Calpurnia est présenté en anglais. Une coproduction du Théâtre anglais du CNA, du Royal Manitoba Theatre Centre (Winnipeg) et du Black Theatre Workshop (Montréal) Une nouvelle comédie explosive, qui revisite le classique To Kill a Mockingbird.

Julie, scénariste émergente, se voit défenseure infatigable des marginaux. Bien à l’aise dans la maison de son père fortuné à Forest Hill, elle...

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Théâtre Babs Asper ,1 rue Elgin,Ottawa,Canada
27 avril - 7 mai 2022

≈ 2 heures et 10 minutes · Avec entracte

Mot de la dramaturge : Audrey Dwyer  

Bienvenue à la pièce Calpurnia.

En 2011, alors que j’étais actrice, j’ai incarné une domestique qui restait muette durant une longue et violente agression verbale. Quand j’ai abordé son silence, un acteur de la troupe m’a répondu que celui-ci était une preuve de force. Calpurnia a vu le jour quand j’ai pris conscience du nombre de domestiques que j’avais interprétées au cours de mes 15 ans de carrière comme actrice. 

Si vous avez fréquenté une école canadienne, vous avez probablement lu le classique de la littérature américaine, To Kill a Mockingbird (NDLR, en traduction française, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur), de Harper Lee. 

Le but de ma pièce n’est pas de faire une critique du texte de Mme Harper. Elle a écrit un roman honnête. Ses personnages emblématiques m’ont inspirée. Le personnage de Calpurnia, la domestique originaire du Sud, est omniprésent à cette époque. Ma pièce de théâtre explore le stéréotype de la nourrice noire (la mammy), l’histoire américaine et l’expérience canadienne. 

Pendant ma réflexion sur la pièce, j’ai compris que je devais situer l’action dans la maison d’une famille jamaïco-canadienne riche et aimante. Les Gordons jouissent d’un niveau d’éducation et d’un statut social élevés, mais subissent toujours une respectabilité politique et un racisme sans merci. 

Calpurnia a été initialement produite à Toronto en 2018, et a été accueillie avec intérêt et enthousiasme. Le spectacle a été présenté à guichet fermé et les gens faisaient la file pour pouvoir y assister. Le public a aimé les rapports de force qui le mettait mal à l’aise, il s’est extasié devant la complexité et la profondeur de la réflexion raciale et de la situation sociale en jeu, il a ri, il s’est caché les yeux, il a été bouche bée. Certaines personnes sont venues voir Calpurnia deux ou trois fois. 

Nous savons à quel point le monde s’est transformé depuis 2018. Les termes « privilège », « alliance inclusive » et « intersectionnalité » se font maintenant entendre dans nos maisons, nos milieux de travail et aux informations. Au cours des cinq dernières années, j’ai modifié le texte de la pièce en y intégrant nos nouvelles prises de conscience.

Même si vous n’avez pas lu le roman de Harper Lee, vous allez vous régaler. Le théâtre est un lieu fabuleux et amusant, où il fait bon rire, réfléchir et suivre une intrigue dramatique en temps réel. Assis dans nos sièges, nous pouvons explorer les problèmes profonds qui touchent les communautés d’ici et d’ailleurs. Au théâtre, nous vivons des moments inoubliables, ensemble.

Julie Gordon et l’héroïne de Harper Lee, Scout Finch, se ressemblent. Elles sont toutes deux pleines de vigueur. Elles sont naïves, courageuses et n’en font qu’à leur tête. Comme nous, elles ont beaucoup à apprendre. En fait, c’est la même chose pour tous les personnages. Je vous invite à vous demander si vous reconnaissez quelqu’un dans les comportements des personnages et les valeurs qu’ils incarnent. La pièce vous fera peut-être penser à une personne que vous connaissez, et cette personne pourrait être plus proche de vous que vous ne l’imaginez.

Merci d’être là!

À propos du livre To Kill a Mockingbird

Dernière mise à jour: 26 avril 2022

À la fois roman initiatique et récit complexe sur les causes et les conséquences du racisme et des préjugés, le roman To Kill a Mockingbird (en français, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur), de Harper Lee, se déroule en Alabama durant la Grande Dépression.

Harper Lee s’est librement inspirée d’un événement qui s’est produit lorsqu’elle avait dix ans : une femme blanche avait alors accusé Walter Lett, un homme noir, de l’avoir violée. À cette époque, le père de Lee travaillait comme rédacteur en chef pour un journal qui avait couvert le procès ainsi que la condamnation de l’accusé. Grâce à la publication d’une série de lettres clamant l’innocence de Walter Lett, sa sentence de mort fut commuée en une réclusion à perpétuité. 

Publié en 1960, le roman a été un réel succès critique et commercial. Il a remporté le prix Pulitzer, a été traduit dans 40 langues et a constamment été réimprimé. Le roman de Harper Lee est invoqué comme un des facteurs de réussite des mouvements des droits civils des années 1960, mais l’autrice n’y a jamais directement participé.

To Kill a Mockingbird a longtemps été étudié dans les écoles canadiennes et américaines. Toutefois, il a suscité la controverse dans une salle de classe, dès 1963,  en raison des insultes racistes, des propos vulgaires et des discussions franches sur le viol qui s’y trouvent. Un changement d’attitude sur le plan racial a aussi donné lieu à des critiques selon lesquelles le racisme manifeste dans la ville fictive de Maycomb n’était pas condamné assez sévèrement, et que les personnages noirs étaient stéréotypés, sous-développés et marginalisés au profit d’un récit centré sur la vie de personnages blancs.

Qui est Calpurnia?

Calpurnia Aesera Coleman est la domestique noire de longue date de la famille Finch, et une figure maternelle pour Scout et Jem. Scout la décrit d’ailleurs ainsi : « Nos algarades épiques s’achevaient toujours de la même manière : elle gagnait, parce qu’Atticus prenait toujours sa défense. » [trad. d’Isabelle Stoïanov, éditions Grasset, 2015] Dans le roman, Calpurnia est décrite comme l’une des rares personnes noires de la ville à savoir lire et écrire; elle a enseigné à ses propres enfants, et à Jem et Scout. Quand ces derniers l’accompagnent à l’église des personnes noires de la ville et l’entendent parler différemment dans sa communauté, ils réalisent qu’elle mène une double vie. Bien que l’influence de Calpurnia soit considérable, le personnage est stéréotypé et reste généralement muet sur les questions raciales.

La nourrice noire dans la culture populaire

Selon la psychologue Chanequal Walker-Barnes, la nourrice noire (la mammy) « est un personnage essentiellement mythique, trouvant peu de fondement dans le vécu des femmes noires » [traduction libre]. Il s’agit d’une caricature raciale, construite à l’époque de l’esclavage, popularisée par les spectacles de minstrels et renforcée au moyen de romans, de films et de pièces de théâtre. Le stéréotype est celui d’une « femme bien en chair et indépendante, à la peau noire et aux dents d’une blancheur éclatante. » Elle s’occupe de l’entretien de la maison et prend soin des enfants d’une famille blanche, à qui elle est extrêmement dévouée. Elle « vit pour servir son maître et sa maîtresse ». L’idée, ou le lieu commun, de « l’esclave heureux » est au cœur du stéréotype et de la caricature de la nourrice noire. 

Source : From Mammy to Miss America and Beyond. Cultural Images and the Shaping of US Social Policy, de K. Sue Jewell, 1992.

Calpurnia est produit avec l’autorisation du dramaturge et de Marquis Literary (Colin Rivers).

La première mondiale de Calpurnia a été coproduite par le Nightwood Theatre et le Sulong Theatre au Buddies in Bad Times Theatre (Toronto, ON) en janvier 2018.

Audrey Dwyer (la dramaturge) est membre de la Playwrights Guild of Canada.

Calpurnia a été développée dans l’unité d’écriture dramatique du Obsidian Theatre.

Le Centre national des Arts, Le Royal Manitoba Theatre Centre et La Black Theatre Workshop sont membres de l’Association professionnelle des théâtres canadiens et engage, en vertu de l’Accord sur le théâtre canadien, des artistes professionnels qui sont membres de la Canadian Actors' Equity Association.

Black Theatre Workshop

Le Black Theatre Workshop (BTW), qui a récemment dévoilé sa 51e saison, est la plus ancienne compagnie de théâtre se consacrant aux œuvres des communautés noires et de la diaspora toujours en activité au Canada. Il a pour mission de promouvoir et de produire un théâtre exceptionnel qui informe, divertit et inspire les auditoires. Il cherche à améliorer la compréhension interculturelle en remettant en question le statu quo et en offrant matière à réflexion. Le BTW accroît la représentation des artistes noirs canadiens et atténue les fractures culturelles – il rassemble cœurs, esprits et communautés.

Le Royal Manitoba Theatre Centre

Le Royal Manitoba Theatre Centre (Royal MTC) est fier de présenter Calpurnia en collaboration avec le Centre national des Arts et le Black Theatre Workshop.

La mission du Royal MTC est de célébrer le théâtre dans toute sa diversité. Profondément enraciné au Manitoba, qui l’a fait naître et lui permet de s’épanouir, le Royal MTC aspire autant à représenter qu’à informer sa communauté.

Le Royal MTC, plus ancien théâtre régional de langue anglaise au Canada, est né de la fusion de deux compagnies théâtrales de Winnipeg en 1958, sous la direction artistique de John Hirsch et la direction générale de Tom Hendry. Ils souhaitaient produire un théâtre de qualité destiné au grand public. Le Royal MTC est devenu un modèle pour les théâtres régionaux de partout en Amérique du Nord et a reçu la désignation royale de la reine Elizabeth II en 2010. Plus de 60 ans plus tard, il est toujours le théâtre phare du Manitoba.

Théâtre anglais du CNA

Directeur administratif * : David Abel
Responsable des relations communautaires : Rose-Ingrid Benjamin
Stratège marketing : Monica Bradford-Lea
Coordonnatrice de l’apprentissage : Aimee Bouchard
Interprète-conseil en ASL : Carmelle Cachero
Stratège marketing : Bar Clement (en congé)
Stratège communication : Sean Fitzpatrick
Directrice artistique : Jillian Keiley
Productrice principale : Alexandra Lunney
Gestionnaire principale de marketing : Bridget Mooney
Productrice associée, Projets artistiques et événements spéciaux : Judi Pearl
Chargée de compagnie : Samira Rose
Coordonnatrice administrative : Monika Seiler

Équite de production CNA
Agente des Services de production : Erin Finn
Responsable du calendrier : Stéfanie Séguin
Directrice technique : Crystal L. Spicer
Directeur technique : Kevin Waghorn

Équipe du Théâtre Babs Asper 
Chef cintrier : Alex Griffore
Chef machiniste : Charles Martin
ngénieur du son : Doug Millar
Électricien adjoint : Martin Racette
Chef accessoiriste : Michel Sanscartier
Chef électricien : Éric Tessier

Équipe de production : Le Royal Manitoba Theatre Centre

Directrice artistique, Kelly Thornton
Directrice générale, Camilla Holland
Directrice artistique associée, Audrey Dwyer
Productrice, Isabelle Ly
Gestionnaire de la compagnie, Leslie Watson

Directeur de la production, Russell Martin
Directeur technique, Chris Coyne
Assistante du directeur technique, Jacqueline Robertson
Assistante de production, Christine Corthey

Maître charpentier, Brent Letain
Charpentier de mise en page, Louis Gagné
Menuisier scénique, Chris Seida
Chef scénographe, Carla Schroeder
Assistante Scénic Artist, Melissa Smigelski
Chef des accessoires, Jamie Plummer
Constructeur/acheteur d'accessoires, Zoë Leclerc-Kennedy
Constructeur d'accessoires, Jacko Garcia
Chef des costumes, Thora Lamont
Acheteur en chef et coordinateur des accessoires, Jackie Van Winkle
Menuisier en chef, Chris Thomson 
Chef électricien, Claude Robert 
Chef du son, Gary Plouffe
Chef des costumes, Joan Lees-Miller

Équipe fournie par la section locale IATSE 63

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