Là où le sang se mêle : parler à cœur ouvert

Where the Blood Mixes: Marco Collin et Soleil Launière © Jonathan Lorange

La représentation inaugurale de Là où le sang se mêle, première pièce de théâtre de Kevin Loring, a été donnée en 2008 à Lytton (C.-B.), ville natale de l’auteur. Il s’agissait d’une lecture dirigée d’une version antérieure du scénario, présentée dans le cadre d’une tournée provinciale d’ateliers des producteurs de la pièce, la Vancouver Playhouse Theatre Company et la Savage Society, en collaboration avec le Western Canada Theatre de Kamloops.

À l’époque, l’idée d’un département national de théâtre autochtone au CNA n’était qu’un rêve.

Cette première lecture avait enthousiasmé M. Loring : « Pour la première fois, des membres du public voyaient leur propre histoire racontée, pour vrai, dans une pièce qui parlait d’eux; c’est eux-mêmes qu’ils voyaient sur scène. » La pièce a reçu, en 2009, un prestigieux Prix littéraire du Gouverneur général pour le théâtre. Qui plus est, Kevin Loring est devenu le premier directeur artistique du Théâtre autochtone du CNA, premier département en son genre au monde.

Là où le sang se mêle a été présentée au début de la saison inaugurale du Théâtre autochtone, en français (à l’occasion des Zones Théâtrales) et en anglais, rejoignant ainsi un vaste public.

La pièce parle de guérison et de lieux. M. Loring, membre de la Première Nation Nlaka’pamux, explique : « Lytton est importante pour la pièce; non seulement c’est là que l’action se déroule, mais le titre de la pièce vient du nom de cette ville – mon village –, Kumsheen en nlaka’pamux. Cela signifie “l’endroit dans le cœur où le sang se mêle”. »

Ce qui a rendu cette toute première lecture si spéciale, c’est que le public autochtone de la petite ville de Lytton, sise au confluent de la rivière Thompson et du fleuve Fraser, a pu voir sur scène une histoire autochtone. Aujourd’hui, M. Loring encourage les conteurs autochtones des quatre coins du pays et leur promet son soutien : « Je suis là pour appuyer vos efforts, pour renforcer nos liens. Mon travail, c’est de vous aider du mieux que je peux à faire votre place. Je me battrai pour vous donner une voix, sur les planches et dans le chœur de notre pays. »

Shail Verma et Myles Kirvan comptent parmi les généreux donateurs du Théâtre autochtone du CNA. « Le Centre national des Arts fête ses 50 ans cette année, et le département de Théâtre autochtone est au cœur des célébrations : les artistes s’ouvrent à nous, nous racontent leurs histoires à travers les mots, le chant et la danse, exprimant douleur, vérité, courage, force, résilience et guérison, affirment-ils. En les regardant et en les écoutant, en riant et en pleurant, nous ouvrons notre esprit et notre cœur en retour, et nous entrons dans le cercle de partage. Participer à cette première saison et soutenir l’avenir du Théâtre autochtone est, pour chacun de nous, une occasion d’apprentissage et de croissance. » 

Merci à tous les donateurs de la Fondation du CNA qui ont contribué à concrétiser le rêve d’un département national de théâtre autochtone et ainsi à donner vie aux récits autochtones.

Faites partie des plus de 6500 champions de la diffusion, de la création et de la transmission des savoirs qui ont choisi d’appuyer les artistes, les enseignants et les élèves du pays par l’entremise de la Fondation du CNA.


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