Le CNA garde de précieux souvenirs de la reine Élizabeth II

Lors d’une visite entourant la canadianisation de la Constitution en 1982, la reine a assisté à un gala officiel réunissant certains des plus grands talents du pays.
Lors du centenaire du Canada (1967), la reine a visité le futur site du CNA et dévoilé une plaque. © John Evans
Lors du centenaire du Canada (1967), la reine a visité le futur site du CNA et dévoilé une plaque.
Lors d’une visite entourant la canadianisation de la Constitution en 1982, la reine a assisté à un gala officiel réunissant certains des plus grands talents du pays.
Lors d’une visite entourant la canadianisation de la Constitution en 1982, la reine a assisté à un gala officiel réunissant certains des plus grands talents du pays.
En 2010, des milliers de personnes sont venues l’accueillir quand elle a dévoilé la statue du légendaire jazzman Oscar Peterson. © Trevor Lush
En 2010, des milliers de personnes sont venues l’accueillir quand elle a dévoilé la statue du légendaire jazzman Oscar Peterson. © Trevor Lush

C’est avec grande tristesse que le Centre national des Arts (CNA) apprend le décès de Sa Majesté la reine Elizabeth II. Nous sommes de tout cœur avec toutes les personnes, au Canada et à l’échelle du monde, qui pleurent sa disparition. Nos sincères condoléances à la famille royale.  

L’Orchestre du Centre national des Arts dédiera le concert de ce soir à sa mémoire.

Visites en 1967, 1982 et 2010

En cette période de deuil, nous nous remémorons son règne et son legs avec admiration.

Sa première visite au CNA remonte à une matinée ensoleillée de l’été 1967, année du centenaire du Canada. Sa Majesté la reine, avec à ses côtés le premier ministre de l’époque, Lester B. Pearson, et autres dignitaires, avait alors dévoilé une plaque marquant le futur site du CNA.

Dans son livre intitulé Arts and Politics, The History of National Arts Centre, Sarah Jennings décrit la scène en ces mots : « La foule rassemblée en plein air a eu droit à une courte, mais éclatante prestation artistique du haut d’une scène en bois improvisée la veille au soir et qui trônait sur une motte de gazon elle aussi posée à la hâte au milieu d’un chantier noir de boue. »

Les célébrations comportaient une fanfare créée pour l’occasion par le compositeur canadien de renom Louis Applebaum, ainsi qu’une proclamation livrée par le légendaire auteur canadien Robertson Davies. Le président fondateur du conseil d’administration du CNA, Lawrence Freiman, avait ensuite fièrement montré les lieux à la reine alors que tout autour retentissaient les acclamations de l’équipe de construction.

Des années plus tard, lors d’une visite royale de quatre jours marquant la canadianisation de la Constitution en 1982, la reine Élizabeth II avait assisté à un gala officiel réunissant certains des plus grands talents du pays au CNA. Sa Majesté avait ébloui l’auditoire du haut d’une loge qu’elle partageait avec le prince Phillip et Pierre Elliott Trudeau, alors premier ministre. (L’emplacement portera désormais la désignation de loge d’honneur.) Après le spectacle, Donald MacSween, alors DG du CNA, avait accompagné la reine en arrière-scène pour lui présenter des icônes comme l’auteure-compositrice-interprète Angèle Arsenault, la danseuse Evelyn Hart, le pianiste Louis Lortie, l’humoriste Dave Broadfoot et les interprètes d’opéra Maureen Forrester, Louis Quilico et son fils Gino.

En 2010, des milliers de personnes étaient venues l’accueillir à son arrivée au CNA. Elle venait dévoiler la statue de bronze grandeur nature d’Oscar Peterson (1925–2007), légendaire pianiste de jazz canadien qui s’était produit pour le couple royal à l’occasion d’une visite en terres canadiennes soulignant le jubilé d’or de la reine.

Au moment où elle avait levé le rideau de velours rouge qui couvrait la sculpture, le Montreal Jubilation Gospel Choir avait entamé l’Hymne à la liberté de Peterson, émouvant la foule de paroles comme « When every heart joins every heart and together yearns for liberty, that’s when we’ll be free » (Quand tous les cœurs ne feront qu’un et, unis, rêveront de liberté, enfin nous serons libres).

Précieux souvenirs

Durant cette période de deuil, nous nous remémorons les précieux souvenirs qu’a laissés la reine Élizabeth II au fil d’un siècle marqué par sa force et son leadership inébranlables.  

Elle laisse un grand vide derrière elle.


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