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Autorickshaw : un véhicule musical

Une chanteuse sur scène debout devant son micro, les yeux fermés, frappant des mains. À sa gauche, un percussionniste est assis par terre avec ses instruments et à sa droite, un musicien joue de la basse. © Autorickshaw

En mai, célébrez avec vos élèves le Mois du patrimoine asiatique en faisant une incursion dans le monde de la musique indienne, teintée de jazz, de funk et de folk

Du 18 avril au 31 mai, retrouvez sur le site Web d’Arts Vivants une mini-série virtuelle consacrée à Autorickshaw, un groupe canadien qui emprunte au jazz, au funk, au folk et à la musique indienne pour créer son propre univers musical. Toujours dans l’optique d’inspirer les jeunes générations, cette série est offerte gratuitement et comprend un concert sur demande, un atelier en direct pour le personnel enseignant et une séance de questions en ligne avec les élèves. Plongez dans l’univers du groupe Autorickshaw en compagnie de sa chanteuse, Suba Sankaran.

Q. Autorickshaw est un groupe qui mélange jazz contemporain, funk, folk et sonorités indiennes. Pourquoi ce métissage musical?

Suba : Le nom de notre groupe, Autorickshaw, est lui-même la fusion de plusieurs mots : « Auto » fait allusion à l’automatisation de la société moderne avec l’invention des taxis motorisés à trois roues qui sont devenus le mode de transport le plus répandu en Inde. « rickshaw » fait référence au véhicule traditionnel tiré à la main ou au cyclo-pousse, soit le premier moyen de transport utilisé dans toute l’Asie. Autorickshaw transcende les genres en mélangeant musiques traditionnelles de l’Inde du Nord et du Sud et sonorités plus occidentales comme le folk, le funk, la pop ou encore le jazz. Sans jeu de mots, Autorickshaw est pour nous un véhicule musical. Cette fusion des styles musicaux est à l’image du multiculturalisme qui caractérise Toronto, ville où nous avons grandi.

Q. Vous prenez très à cœur votre rôle d’artistes-enseignants. D’où vous vient cette passion et pourquoi?

Suba : Se divertir, tout en apprenant. On pourrait dire que c’est notre philosophie. Chaque membre d’Autorickshaw est issu d’une longue lignée de musiciens, d’enseignants ou de médecins. Nous sommes animés par le désir de transmettre nos connaissances, d’inspirer et d’aiguiser la curiosité du public, et plus particulièrement de démystifier le soi-disant « exotisme » de notre musique et l’étiquette « fusion » que l’on nous colle. Cette musique est nécessairement complexe. Par conséquent, il est plus facile d’apprécier et de comprendre notre musique et la fusion des genres, avec un petit bagage musical en main.

Q. Du 18 avril au 31 mai, le concert que vous avez enregistré sera offert gratuitement sur demande aux écoles. À quoi le public doit-il s’attendre?

Suba : Une certaine proximité va naître entre le public et notre trio. Il s’agit d’amener le public dans notre univers où traditions et modernité font bon ménage. Nous aimons revisiter le répertoire traditionnel indien avec une touche de jazz, de folk, de funk et d’autres éléments contemporains, tout en offrant des compositions originales. Le public aura l’occasion de se familiariser avec la musique et de chanter avec nous.

Q. Cette mini-série comprend un atelier en direct avec le personnel enseignant. Pourquoi cet atelier et qu’allez-vous enseigner?

Suba : Cet atelier en direct vise à faire découvrir aux membres du corps enseignant l’origine de la musique classique de l’Inde du Sud et ce qui fait notre particularité, en tant que groupe. Nous aborderons certains éléments mélodiques et rythmiques, les percussions vocales et la structure mathématique derrière la musique.

Q. Le 25 mai, vous animerez tous les trois un événement virtuel sur Zoom au cours duquel vous répondrez aux questions des élèves. Pourquoi est-ce si important pour vous?

Suba : Cet échange en direct est, à maints égards, très important. Premièrement, il permet aux élèves de mieux connaître les artistes et de poser des questions à chaud, juste après le concert. Deuxièmement, cela nous permet d’établir un contact direct avec le public, interactions plus que nécessaires en cette période de pandémie. Notre objectif est de créer, sur l’instant, une communauté mondiale. Enfin, nous souhaitons donner aux élèves le goût d’apprendre la musique et de poursuivre leurs études. Nous espérons piquer suffisamment leur curiosité pour leur donner envie de découvrir notre univers.

Q. Qu’aimeriez-vous que les pédagogues et les élèves retiennent de cette série?

Suba : Nous souhaitons partager avec eux tout le bonheur que nous avons de jouer ensemble cette musique qui a fait de nous les artistes et les êtres humains que nous sommes. La musique peut être un outil de communication, d’expression et d’identification culturelle. À titre personnel, Autorickshaw est un véhicule qui m’a permis de trouver ma propre voix dans cette belle ville cosmopolitique qu’est Toronto. C’est un vrai bonheur pour nous de faire découvrir notre style si unique, de transmettre nos connaissances et d’aider le public à mieux apprécier les autres cultures et la mixité des genres. Notre présentation se veut une source de joie et d’inspiration.


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