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La fureur de ce que je pense

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Coproduction du CNA

« Il serait bien que tout le monde puisse le voir, son intérieur, son moi profond, sa véritable nature. »

La fureur de ce que je pense est une éclatante traversée de l’œuvre de Nelly Arcan. De ses textes hantés par la souffrance, le cosmos, la mort et l’identité féminine, la metteure en scène Marie Brassard a tiré sept chants envoûtants, chacun référant à un des motifs de l’œuvre. Avec six actrices d’exception et une danseuse, elle orchestre un spectacle magnifique, sophistiqué, porté par une gestuelle iconoclaste, mêlant sensualité et sauvagerie.


Jeudi 24 septembre 2009 : l’auteure montréalaise Nelly Arcan se pend dans son appartement du Plateau-Mont-Royal à l’âge de trente-six ans. C’est la fin d’une existence sulfureuse, marquée par une passion incorruptible pour les sciences sociales et les livres, un passage forcé par le monde glauque des escortes, et la publication retentissante de ses récits Putain et Folle. Maintes fois sélectionnée pour des prix en vue mais projetée trop rapidement sous la lumière aveuglante des projecteurs, elle laisse entrevoir dans ses textes les multiples facettes d’une identité kaléidoscopique et paradoxale, dévastée par la souffrance, habitée par le cosmos, fascinée par la mort, troublée par la confusion des genres, inquiétée par l’image du corps féminin dans la société, mais aussi éblouie par l’espoir. Bien plus que la blonde iconique à laquelle les médias l’ont trop souvent réduite, Nelly Arcan s’impose plus que jamais comme une voix majeure de la littérature contemporaine, qui met une écriture au rythme exceptionnel au service d’un imaginaire imprévisible et mystique. D’une œuvre courte mais dense, conduisant irrémédiablement à son propre sacrifice, Marie Brassard a tiré sept chants envoûtants. Se déployant à travers une architecture imposante et sophistiquée, la scénographie d’Antonin Sorel incarne les voix contradictoires qui habitent cette psyché déchirée en faisant le pari d’une série de chambres juxtaposées, semblant à la fois emprisonner et protéger le corps de chacune des comédiennes. Porté par une gestuelle iconoclaste, mêlant désespoir, sensualité et sauvagerie, ce spectacle mémorable, unanimement salué par la critique lors de sa création à l’Espace GO en 2013, arrive enfin au CNA.
 

Rencontre d’après-spectacle
La représentation du jeudi soir vient tout juste de se terminer, les émotions flottent encore dans l’air, et voilà que reviennent sur scène les artistes pour échanger avec vous pendant trente minutes.

« Un peu comme Albertine en cinq temps, cette Nelly en sept voix, en sept costumes, en sept cubicules, en sept visages, lance un unique hurlement en écho répercuté. »

Odile Tremblay, Le Devoir

crédits

  • Avec Christine Beaulieu, Sophie Cadieux, Evelyne de la Chenelière, Larissa Corriveau, Johanne Haberlin, Julie Le Breton et Anne Thériault.
En savoir plus :

Collaboration à l’adaptation et dramaturgie : Daniel Canty
Scénographie et accessoires : Antonin Sorel
Assistance aux accessoires : Alex Hercule Desjardins
Lumière : Mikko Hynninen
Musique : Alexander MacSween
Son : Frédéric Auger
Costumes : Catherine Chagnon
Assistance aux costumes : Éric Poirier
Maquillages : Jacques-Lee Pelletier
Coiffures : Patrick G. Nadeau
Direction de production : Anne McDougall
Direction technique : Mateo Thebaudeau
Direction technique décor : Jean-François Landry
Régie son : Frédéric Auger et David Blouin

Création originale : Espace Go
Production : Infrarouge
Coproduction : Théâtre français du CNA, Festival TransAmériques et PARCO (Tokyo)

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