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Une femme à Berlin

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Coproduction du CNA

« Je me suis écriée : “Ça suffit !” »

L’Allemagne nazie vit ses dernières heures. Pilonnés par l’aviation soviétique, les Berlinois se réfugient dans les caves. De la foule se détache la voix de la jeune Marta Hillers, qui dépeint dans un journal la ville mise à sac et les femmes violées à répétition. Brigitte Haentjens fait de cette parole brûlante un chœur tragique, porté par quatre actrices charismatiques.

 

20 avril-22 juin 1945 : l’Allemagne nazie vit ses dernières heures. Sillonnée par les troupes exsangues du régime d’Hitler et pilonnée par les avions de Staline, Berlin voit sa population se terrer dans les caves. Fuyant appartements et commerces, une petite société de survivants se reconstitue dans les décombres, tiraillée par la faim et prête à tout pour échapper à la mort. De ces foules anonymes se détache une voix : celle de Marta Hillers, journaliste indépendante et cultivée de trente-quatre ans, qui profite de chaque rayon de lumière crue pour y voir clair et rédiger ce qui va devenir le journal d’Une femme à Berlin. Trouvant dans l’écriture un moyen de rationaliser le chaos, elle détaille d’une plume lucide le crépuscule du IIIe Reich, l’invasion de l’Armée rouge, et sa tentative de s’accrocher aux mythes littéraires pour éviter de sombrer dans la folie. Partout, dans ce discours intime et quotidien, c’est l’Histoire en marche qui fait entendre ses coups redoutables : la ville mise à sac, les hommes défaits, les femmes violées à répétition et en masse par les soldats soviétiques. Dans ce récit de l’invasion du territoire national, c’est donc le saccage trop souvent tu du corps de plusieurs générations de femmes qui résonne douloureusement. Avec la complicité de Jean Marc Dalpé, Brigitte Haentjens déploie cette parole interdite en un ample chœur tragique, auquel Louise Laprade, Évelyne Rompré, Evelyne de la Chenelière et Sophie Desmarais donnent l’envergure d’un thrène audacieux et déterminé.

 

Rencontre d’après-spectacle
La représentation du jeudi soir vient tout juste de se terminer, les émotions flottent encore dans l’air, et voilà que reviennent sur scène les artistes pour échanger avec vous pendant trente minutes.

Balado connexe

crédits

  • Avec Evelyne de la Chenelière, Sophie Desmarais, Louise Laprade, Frédéric Lavallée et Évelyne Rompré
En savoir plus :

D’après Une femme à Berlin : Journal, 20 avril-22 juin 1945
Traduction : Françoise Wuilmart
Adaptation : Jean Marc Dalpé
Mise en scène : Brigitte Haentjens
Assistance à la mise en scène : Alain Roy & Julien Véronneau
Dramaturgie : Florent Siaud
Scénographie : Anick La Bissonnière
Confection du décor : La Niche (Frédérick Ouellet) et Productions Yves Nicol
Lumière : Étienne Boucher
Collaboration aux éclairages : Alexandre Pilon-Guay
Musique : Bernard Falaise
Son : Frédéric Auger
Collaboration à la sonorisation : David Blouin
Conception des costumes : Julie Charland
Confection des costumes : Yso
Coiffures et maquillages : Angelo Barsetti
Accessoires : Julie Measroch
Collaboration au mouvement : Christine Charles
Régie : Julien Véronneau
Direction technique : Jean-François Landry
Direction de production : Sébastien Béland
Direction administrative : Xavier Inchauspé
Production : Sibyllines
Coproduction : Espace GO et Théâtre français du CNA

Une femme à Berlin est présenté avec l’autorisation de l’agence Felix Bloch Erben liée à Aufbau Verlag GmbH & Co. KG (Berlin, Allemagne) et des Éditions Gallimard pour la traduction française.

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