Rues fermées à la circulation autour du CNA lors de la fin de semaine des courses d'Ottawa

Okinum

Productions Onishka et Imago Theatre, Tiohtià:ke / Mooniyaang

J’ai toujours été fascinée par le monde des rêves. 

Au moment du réveil, j’ai même pris l’habitude de rester dans cet état entre le sommeil et l’éveil, là où il est plus facile de retenir les rêves – avant qu’ils ne s’échappent et disparaissent au fond de ma psyché.

Le plus souvent, ce sont des bribes de mots que je retiens, comme des paroles soufflées à l’oreille pendant mon sommeil, et dont je tente de déchiffrer le sens par la suite.

Ce sont aussi des fragments imagés, comme des petits films étranges, qui me laissent perplexe au réveil mais qui ouvrent de nouvelles portes dans les recoins de mon imagination. 

J’ai l’impression que ces rêves m’aident à élargir ma vision. 

Je note le tout dans un carnet, pour ne pas les oublier et pour pouvoir me les remémorer le temps voulu. 

J’y puise toujours l’inspiration pour mes créations. Les rêves sont comme des cadeaux de l’invisible, c’est le langage qui permet aux ancêtres de communiquer avec nous et qui affine l’intuition.

C’est dans mon rêve du castor géant que l’image du barrage comme métaphore poétique m’est apparue, et que j’ai eu envie de remonter la rivière de mon ADN pour mieux comprendre d’où je viens. Le castor devient ainsi mon guide dans cette traversée.

J’ai découvert la pièce d’Émilie pour la première fois au Laboratoire d’écriture interdisciplinaire de PWM. Elle en était au début du processus de création, et ses monologues, qui racontaient une histoire personnelle de découverte, étaient remarquables. Au fil du temps a émergé une pièce magnifique racontant le cheminement d’une femme qui affronte sa peur et qui trouve sa force et son courage en se connectant à ses ancêtres et en exprimant sa vérité. Comme co-metteure en scène, je me suis attachée à accompagner Émilie dans la quête d’images chargées de sens qu’elle pourrait explorer sur scène comme comédienne, et à redécouvrir la structure de la pièce pour pouvoir communiquer aux auditoires la profondeur du cheminement. Cette production m’a montré jusqu’à quel point la mise en commun des idées et le raffinement continuel du mouvement et de la communication narrative peuvent enrichir le processus de répétition. Ce fut une expérience sans pareille.  

Habituellement, il faut un certain temps pour trouver une bonne façon de fonctionner. Dans ce cas-ci, par contre, la délimitation des rôles joués par Émilie, Emma et moi s’est faite de façon très fluide, naturelle et rapide. N’importe laquelle de nous trois pouvait faire des suggestions sur la chorégraphie, la dramaturgie, le texte ou la scénographie. L’élimination de la hiérarchie a bien servi le processus de mise en scène et l’œuvre. La scène pentagonale a été à la source de défis intéressants et de choix de mouvement inattendus et merveilleux. Comme l’auditoire est présent des cinq côtés de la scène, il fallait que le mouvement du corps remplisse l’espace à 360 degrés pendant toute la durée du spectacle. Je tenais à ce qu’Émilie puisse se brancher sur l’émotion et l’imagerie évocatrice du texte. J’ai utilisé les petites impulsions initiales que le texte produit dans son corps comme point de départ pour élaborer le vocabulaire cinétique de l’œuvre.

Kwe! hOOlmah! Way’! Salut! Hello!

Nous sommes toujours là et nous avons bien hâte de vous accueillir pour la saison 2021-2022 du Théâtre autochtone! Au programme, des spectacles puissants et passionnants qui braquent les projecteurs sur les questions, expériences et réalités des peuples autochtones et qui mettent en valeur le dynamisme, la diversité, la beauté et la force de nos cultures d’un océan à l’autre. 

En plus de présenter de puissantes productions, le Théâtre autochtone invite les auditoires à découvrir les récits et cultures autochtones lors d’événements en personne et d’activités gratuites en ligne ainsi qu’à prendre part, comme témoins et participant.e.s, au travail pour promouvoir la compréhension mutuelle et le respect, bâtir des relations de confiance et créer de nouvelles possibilités. Du 27 au 30 septembre, pour souligner la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, un nouveau jour férié national, le Théâtre autochtone offrira des événements, activités, ateliers et tables rondes en ligne.

« Nos histoires guérissent. Nous ne pouvons pas changer le passé, mais nous pouvons en tirer des leçons. Nous pouvons aller de l’avant avec un esprit d’ouverture, de générosité et de guérison, afin d’honorer les personnes qui nous ont précédés et de soutenir celles qui nous suivront. »
Kevin Loring, directeur artistique

Nous tenons à remercier et à reconnaître notre nation hôte, la Nation algonquine, qui nous inspire au quotidien par sa générosité et son ouverture.

— Kevin Loring, Lori Marchand et l’équipe du Théâtre autochtone

Équipe du Théâtre autochtone

Kevin Loring – Directeur artistique  
Lori Marchand – Directrice administrative  
Lindsay Lachance – Collaboratrice artistique (en congé) 
Samantha MacDonald – Productrice  
Sage Nokomis Wright – Productrice associé
Mairi Brascoupé – Résidente culturelle autochtone 

Kerry Corbiere – Coordinatrice d'éducation  
Alyssa Coghill – Associé d'éducation  
Spike Lyne – Directeur technique  
RJ Mitchell – Directeur technique adjoint  
Jenna Spagnoli – Agente de communication et marketing

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