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L’icône canadienne de la danse Peggy Baker illumine la scène du Studio du CNA, du 11 au 13 avril 2013

OTTAWA, le 3 avril 2013 — De retour au Centre national des Arts avec sa troupe de magnifiques danseurs, Peggy Baker célèbre la puissance et la poésie de la danse contemporaine. La compagnie Peggy Baker Dance Projects présente un programme varié de quatre œuvres combinant des musiques captivantes, des éclairages spectaculaires et une poésie du mouvement, au cours d’une extraordinaire soirée de danse.

Peggy Baker interprète Portal, le solo qui lui a valu deux prix Dora; le danseur hyperkinétique Benjamin Kamino exécute Encoded Revision, œuvre conçue par Peggy Baker en 1996 sur une partition de Michael J. Baker; la radieuse Andrea Nann danse le solo In a Landscape, créé par Baker en 1995 sur une musique éponyme de John Cage; et enfin, un ensemble composé de Ric Brown, Sean Ling, Sahara Morimoto et Andrea Nann interprète Piano/Quartet, une nouvelle grande chorégraphie de Peggy Baker sur la musique de Sonatas and Interludes de John Cage.

John Kameel Farah, pianiste réputé, interprète la musique en direct. Le spectacle célèbre la carrière d’une brillante danseuse et chorégraphe qui, à 60 ans, continue d’incarner la passion et l’énergie. La compagnie Peggy Baker Dance Projects se produit au Studio du CNA à 20 heures, le jeudi 11 avril, le vendredi 12 avril et le samedi 13 avril 2013. Le spectacle dure environ 95 minutes et comprend un entracte.

DEUX CHOSES frappent le spectateur lorsque Peggy Baker entre en scène : la morphologie élancée et anguleuse de la danseuse au corps agile, et son attitude décontractée et pourtant soignée. En effet, Peggy Baker est magnifique, acclamée comme une artiste des plus remarquables de sa génération dans le domaine de la danse contemporaine. Elle met toute sa passion au service de son art. Penelope Ford a écrit à son sujet, dans The Dance Current (avril 2008) : « Lorsque Peggy Baker est en scène, l’auditoire est captif de sa danse. » Sous la plume de Stéphanie Brody, on pouvait lire dans La Presse (février 2008) : « Gracieuse, aux lignes très nettes et au corps tonique, elle se meut avec assurance. Cela dit, ses bras interminables, ses épaules carrées, ses articulations noueuses et son visage angulaire lui confèrent une morphologie tout à fait singulière, presque androgyne. Et c'est ce qui la rend si fascinante. »

Peggy Baker est une icône, la reine de la danse contemporaine canadienne.  Les prestations sur scène de cette artiste consommée sont inoubliables;  ses créations sont souvent cérébrales et expriment des émotions abstraites et il émane de sa danse une qualité artistique vive et cristalline, une acuité physique et une puissance émotionnelle à nulle autre pareille. Véritable athlète de la danse, elle a contribué à imposer un nouveau modèle de puissance féminine et elle appartient à une génération de danseurs qui prolongent leur carrière d’interprète, ouvrant ainsi des perspectives nouvelles pour les artistes de la danse qui ont atteint leur pleine maturité professionnelle. Peggy Baker danse désormais depuis près de quatre décennies et elle poursuit sa carrière de soliste — entamée à 37 ans, un âge auquel bon nombre de ses pairs choisissent de prendre leur retraite — afin de tester les limites de la forme d’art qu’elle a choisie et les contraintes de l’âge. L’art de Peggy Baker est un ouvrage en cours, combinant son travail d’interprète, d’enseignante et de chorégraphe dans des mouvements imbriqués et en perpétuelle évolution.


PORTAL (2008)
Chorégraphie : Peggy Baker
Portal dénude complètement l’acte de la danse. Dans ce solo austère et énigmatique d’une dizaine de minutes, Peggy Baker partage avec les auditoires le silence du théâtre, tour à tour apparaissant et disparaissant dans de minuscules éclats de lumière. Portal met en valeur son physique atypique. Peggy Baker se débat avec les contradictions inhérentes à sa morphologie, testant les limites de son corps élancé, explorant ses tensions et ses faiblesses, redéfinissant constamment sa relation avec l’espace. Elle est à la fois violente et tendre avec son « instrument » et avec elle-même. Elle est une figure solitaire égarée au seuil de l’éternité.

 

ENCODED REVISION (1996)
Chorégraphie : Peggy Baker
Cette œuvre s’inspire de la forme littéraire du palimpseste : document utilisé à plusieurs reprises, sur lequel les écrits précédents, mal effacés, demeurent toujours visibles. Enfoui à l’intérieur de la pièce Encoded Revision, un compte rendu de la mort tragique de l’arrière-grand-père du compositeur Michael J. Baker, dans un accident de train dans les Prairies canadiennes, en 1898, sert de document original à ce palimpseste musical. Trois générations plus tard, la famille n’avait conservé qu’un vague souvenir de cet accident, jusqu’à ce que le compositeur fasse des recherches pour en compléter les détails. Un mystérieux élément d’information apparaît dans tous les comptes-rendus retrouvés – articles de journaux, télégrammes du CPR et rapports de la Gendarmerie à cheval du Nord-Ouest : « Un passager monté clandestinement à bord du train a été légèrement blessé et est parti à pied vers l’est après avoir pris son petit déjeuner. »



IN A LANDSCAPE (1995)
Chorégraphie : Peggy Baker
In a Landscape est une médiation chamanique sur l’instinct, le rituel et la transformation qui exige du pianiste qu’il aborde chaque son avec précision et délicatesse, et de la danseuse qu’elle s’accorde à la constance et au flux des cycles naturels.


PIANO/QUARTET (2012)
Chorégraphie : Peggy Baker
Piano/Quartet est une importante nouvelle œuvre soulignant le centenaire de naissance du compositeur John Cage (1912-1992). Peggy Baker met en mouvement quatre superbes danseurs, traduisant sous forme de chorégraphies -- solos, duos et trios variés -- une série de poèmes magnifiques et complexes de John Cage, un artiste plus connu pour sa musique d’avant-garde que pour ses écrits littéraires. Les poèmes de Cage, d’après des citations du peintre Jasper Johns, ne sont pas dits, ils sont dansés. La musique qui les accompagne est composée d’extraits des Sonatas and Interludes pour piano de John Cage interprétés avec une fascinante sensibilité par le brillant pianiste canadien John Kameel Farah.

 

À PROPOS DE PEGGY BAKER

Originaire d’Edmonton, Peggy Baker compte parmi les plus grands artistes de la danse de sa génération. Pendant des décennies, elle a influencé des danseurs de danse moderne et de ballet et a captivé les auditoires d’Amérique du Nord, d’Asie et d’Europe. Membre fondateur de Dancemakers (Toronto, 1974), Mme Baker a travaillé avec les plus grands artistes mondiaux de la danse, notamment Mikhaïl Barychnikov, Paul-André Fortier, James Kudelka, Lar Lubovitch et Mark Morris. Ses collaborations avec des artistes exceptionnels – musiciens, cinéastes, artistes visuels et créateurs – sont devenues légendaires.  Interprète, créatrice et enseignante extraordinaire, Peggy Baker est une figure complexe et inspirante.  Première artiste résidente  nommée à l'École nationale de ballet de Toronto en 1992, Peggy Baker a reçu de nombreux prix et distinctions, notamment plusieurs prix Dora Mavor Moore, l’Ordre du Canada, l’Ordre de l’Ontario et le Prix du Gouverneur général pour l'ensemble de sa carrière, en 2009. Le prix Walter Carsen d'excellence dans les arts de la scène lui a été décerné en 2010. Mme Baker a effectué ses débuts d’artiste soliste en 1990, et elle s’est distinguée dès le départ par ses collaborations avec des créateurs et des interprètes de grand talent. Reconnue comme un des meilleurs professeurs de danse moderne au monde, Mme Baker a dirigé le programme de danse au Contemporary Arts Summer Institute de l’Université Simon Fraser entre 1991 et 1994. Elle enseigne régulièrement dans des universités et dans le cadre de programmes de formation professionnelle, partout au Canada et aux États-Unis.

Créée en 1990 et constituée en société en 1996, la compagnie Peggy Baker Dance Projects est une organisation philanthropique à but non lucratif. La compagnie qui s'est démarquée dès le départ par sa volonté de collaborer avec des créateurs et des interprètes de grand talent, a constitué un répertoire exceptionnel. Mme Baker mise sur l'association du mouvement et de la musique en direct pour enrichir l'art de la danse et elle a collaboré avec de nombreux musiciens remarquables. La compagnie Peggy Baker Dance Projects se donne pour objectif de créer, produire et présenter en tournée un répertoire qui lui permet d'atteindre un vaste public, de sensibiliser les auditoires à la beauté unique et à la puissance exceptionnelle de la danse moderne. La compagnie Peggy Baker Dance Projects a présenté des tournées partout au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Asie du Sud-Est. Elle bénéficie du soutien du Conseil des Arts du Canada, du Conseil des arts de l'Ontario, du Toronto Arts Council, de la Laidlaw Foundation, de la George Cedric Metcalf Charitable Foundation et de l’appui de nombreux donateurs particuliers.

Classe de maître avec Peggy Baker
Samedi 13 avril, de 10 h à 12 h

LA CLASSE S’ADRESSE AUX ELEVES DE BALLET/ DANSE MODERNE DE NIVEAUX PREPROFESSIONNEL ET AVANCE, AINSI QU’AUX INTERPRETES (14 ANS ET PLUS).

  • DATE : SAMEDI 13 AVRIL 2013, DE 10 H À 12 H.
  • LIEU : SALLE DE RÉPÉTITION A, CENTRE NATIONAL DES ARTS, 53 RUE ELGIN, OTTAWA. (VEUILLEZ EMPRUNTER L’ENTRÉE DES ARTISTES)
  • COUT : $25
  • LES PLACES ÉTANT LIMITÉES, LES INTÉRESSÉS DOIVENT S’INSCRIRE À L’AVANCE AUPRÈS DE KIRSTEN ANDERSEN, COORDONNATRICE DES ACTIVITÉS DE RAYONNEMENT EN DANSE, À kirsten.andersen@nac-cna.ca.

COMMENTAIRES DE LA PRESSE
[Portal] « Un grand succès, d’autant plus que l’on ne se lasse pas d’admirer les mouvements de ce corps hors du commun. »
Stéphanie Brody, La Presse, 23 février 2008

[Piano/Quartet] « ... danse contemporaine captivante ... sollicitera sans doute complètement vos sens... les quatre danseurs mettent leur énergie et leur résistance inépuisables au service de cette pièce intemporelle. Aussi dynamique sur le plan visuel que sur le plan musical… ce spectacle vous laisse tout simplement bouche bée. »
Adelina Fabiano, Mooney on theatre.com, 22 janvier 2012

« [Portal] Peggy Baker se renouvelle complètement, dévoilant une nouvelle danse captivante créée entièrement pour d’autres danseurs. De dimensions épiques, inventive par sa structure et nuancée sur le plan des émotions, cette création pourrait bien valoir un nouveau prix Dora à Peggy Baker. »
Michael Crabb, The Toronto Star, 23 janvier 2012

Pour des renseignements supplémentaires, des photos/vidéos de la production, consultez le site Web du CNA à l’adresse www.cna-nac.ca

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Clara Wicke
Agente de marketing et de communication, Danse
Centre national des Arts
(613) 947-7000 X379
clara.wicke@nac-cna.ca

 

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