L’Orchestre du Centre national des Arts et le directeur musical Pinchas Zukerman donnent un coup d’envoi spectaculaire à la saison 2012‑2013 avec le Festival Beethoven – « L’évolution d’un génie » (du 27 septembre au 4 octobre)

L’Orchestre du Centre national des Arts et le directeur musical Pinchas Zukerman donnent un coup d’envoi spectaculaire à la saison 2012‑2013 avec le Festival Beethoven – « L’évolution d’un génie » (du 27 septembre au 4 octobre)

OTTAWA, le 24 septembre 2012 Les quatre concerts du Festival Beethoven – « L’évolution d’un génie » (du 27 septembre au 4 octobre) jettent un brillant éclairage sur la charge dramatique, la puissance et la passion qui animent les chefs-d’œuvre de l’un des plus grands artistes de tous les temps. Né en Allemagne, Ludwig van Beethoven (1770-1827) fur acclamé aussi bien comme pianiste qu’en qualité de compositeur. Son œuvre jette un pont entre les ères classique et romantique, et il demeure l’un des compositeurs les plus célèbres et les plus influents de tous. Les concerts – donnés par l’Orchestre du Centre national des Arts sous la baguette du directeur musical Pinchas Zukerman – se penchent sur le parcours humain, artistique et spirituel de Beethoven.

Les concerts sont présentés les jeudi 27 et vendredi 28 septembre ainsi que les mardi 2 et jeudi 4 octobre à 20 h à la salle Southam du Centre national des Arts (CNA). Chaque concert est précédé dune causerie d’avant-concert à 19 h; les orateurs invités sont Jean-Jacques Van Vlasselaer du journal Le Droit, Paul Kennedy et Robert Harris de la CBC, et l’auteur et communicateur Eric Friesen. Les billets pour les concerts du Festival Beethoven s’envolent rapidement; le concert d’ouverture est pratiquement assuré de faire salle comble, et il reste un nombre de places limité pour les trois concerts suivants.

The Ottawa Citizen est le média partenaire de l’Orchestre du Centre national des Arts pour toute la durée du Festival Beethoven.

C’est la sixième année de suite que l’Orchestre du Centre national des Arts inaugure sa saison avec un spectaculaire festival à thème, consacré à la musique de compositeurs ou de pays en particulier. La musique de Beethoven est monumentale et universelle au suprême degré, et le Festival comprend des classiques incontournables du répertoire, y compris deux des œuvres les plus emblématiques de Beethoven : sa Cinquième et sa Neuvième symphonies. La programmation inclut aussi le Concerto pour piano no 5 en mi bémol majeur, op. 73, « l’Empereur »; le Concerto pour piano no 3 en do mineur, op. 37; la Symphonie no 3 en mi bémol majeur, op. 55, « Héroïque »; la Symphonie no 2 en ré majeur, op. 36; la Romance en sol majeur pour violon et orchestre, op. 40, avec Pinchas Zukerman au violon solo; et l’Ouverture d’Egmont, op. 84. Finalement, Pinchas Zukerman interprètera également le Concerto pour violon en si mineur, op. 61 d’Edward Elgar, témoignage éclatant du legs et de l’influence de Beethoven.

Les concerts du Festival Beethoven mettent à contribution de superbes solistes invités, dont les extraordinaires pianistes Angela Cheng (27 septembre) et Conrad Tao (28 septembre), le chef d’orchestre Christian Vásquez (2 octobre), et les chanteurs Joni Henson, soprano; Julie Bouliane, mezzo-soprano; Nicholas Phan, ténor; et Kevin Deas, basse (4 octobre).

Surdoué, versatile et irascible, Beethoven ne s’est pas servi, pour composer, de la part de son être qui voulait être aimée, mais plutôt de celle qui aimait. À dix-neuf ans, galvanisé par la Révolution française de 1789, il embrassa – pour la vie – les idéaux de la liberté et de la fraternité. À ses yeux, les notes qu’il jetait sur ses portées étaient moins la représentation d’un son que la symbolisation d’une idée. Cette conviction n’a fait que croître à mesure qu’il approchait la trentaine et que la surdité le gagnait, l’emprisonnant en lui-même. Il envisagea le suicide mais y renonça finalement, ayant acquis la certitude qu’il devait au monde de partager la musique distinctive et inouïe qu’il arrachait aux profondeurs du silence. Inspiré par le romantisme naissant, qui mettait de l’avant les émotions, il s’attacha dès lors à détourner les formes classiques chères à Haydn et Mozart (deux compositeurs qu’il avait connus) pour créer une musique révolutionnaire, héroïque, exprimant la lutte de l’homme face au destin, comme dans ses Troisième et Cinquième symphonies et son Concerto « l’Empereur ». Il alla même plus loin encore : sous l’influence de la spiritualité indienne, il canalisa son énergie créatrice tout entière dans l’acte de composer, pénétrant ainsi dans les zones profondes et universelles d’où il tira sa Grosse fugue et sa Neuvième symphonie.


Le Festival Beethoven comprend les concerts suivants :


Les Cinquièmes de Beethoven – 27 septembre (dans le cadre de la série Bravo)
Pinchas Zukerman, chef d’orchestre; Angela Cheng, piano

BEETHOVEN              Symphonie no 5 en do mineur, op. 67
BEETHOVEN              Concerto pour piano no 5 en mi bémol majeur, op. 73, « l’Empereur »

Causerie d’avant-concert (en anglais) : Paul Kennedy, « Beethoven, What Was He Thinking? »

  • La Cinquième symphonie de Beethoven (1804–1808) est l’une des plus grandes œuvres musicales jamais écrites. C’est aussi l’une des plus populaires, des plus célèbres et des plus jouées. La symphonie est son motif d’ouverture de quatre notes sont connus dans le monde entier.
  • Le Concerto pour piano no 5 (1809-1811) est le dernier concerto pour piano qu’ait écrit  Beethoven. Le sous-titre, « l’Empereur », est une invention de l’éditeur anglais du concerto.
  • Angela Cheng est l’une des plus brillantes musiciennes du Canada, régulièrement saluée pour sa technique éblouissante, la beauté de son timbre et sa musicalité remarquable. Elle s’est produite avec pratiquement tous les orchestres du Canada et de nombreux autres à travers le monde.

 

Héroïque Beethoven – 28 septembre (dans le cadre de la série Bravo)
Pinchas Zukerman, chef d’orchestre; Conrad Tao, piano

BEETHOVEN              Concerto pour piano no 3 en do mineur, op. 37
BEETHOVEN              Symphonie no 3 en mi bémol majeur, op. 55, « Héroïque »

Causerie d’avant-concert (en anglais) : Robert Harris, « Revolutionary Beethoven »

  • À la création du Concerto pour piano no 3, en 1803, Beethoven joua presque toute la partie de piano solo de mémoire, n’ayant pas eu le temps de la coucher sur papier.
  • Avec la Symphonie no 3 (1804, « Héroïque », ou « Eroica » en italien) Beethoven entrait de plain pied dans la période médiane de sa carrière de compositeur. La symphonie est une expression particulièrement aboutie du style classique de la fin du XVIIIe siècle, tout en exhibant des traits qui allaient définir le style romantique, appelé à jouer un rôle prépondérant au XIXe siècle.
  • Étoile montante, le pianiste sino-américain Conrad Tao a été choisi par Pinchas Zukerman expressément pour ce concert.

 

Zukerman visite Elgar – 2 octobre (dans le cadre de la série Ovation)
Pinchas Zukerman, chef d’orchestre/violon; Christian Vásquez, chef d’orchestre

BEETHOVEN              Symphonie no 2 en ré majeur, op. 36
ELGAR                        Concerto pour violon en si mineur, op. 61

Causerie d’avant-concert (en anglais) : Eric Friesen et Pinchas Zukerman, « Elgar: Where Love and Faith Meet, There Will Be Light »

  • Pinchas Zukerman dirige la Symphonie no 2 de Beethoven et interprète le majestueux Concerto pour violon d’Elgar sous la baguette du chef d’orchestre vénézuélien Christian Vasquez. Pinchas Zukerman est l’un des plus grands violonistes de notre temps – et de tous les temps – et il brille tout particulièrement dans le Concerto d’Elgar.
  • Beethoven écrivit sa Seconde symphonie en 1801-1802, alors que les symptômes de sa surdité naissante se faisaient sentir et qu’il commençait à prendre conscience que ce mal était probablement incurable. L’œuvre fut créée en 1803, sous la direction du compositeur. C’est l’une des dernières œuvres de la première période viennoise de Beethoven.
  • Le Concert pour violon d’Elgar témoigne du legs musical de Beethoven et de son influence sur Sir Edward Elgar (1857-1934). L’œuvre fut écrite pour le violoniste Fritz Kreisler qui la créa à Londres en 1910, sous la baguette du compositeur.

 

Ode à la joie – 4 octobre (dans le cadre de la série Ovation)
Pinchas Zukerman, chef d’orchestre; Joni Henson, soprano; Julie Bouliane, mezzo-soprano; Nicholas Phan, ténor; Kevin Deas, basse; Chœurs groupés d’Ottawa (Société chorale d’Ottawa, Cantata Singers of Ottawa, Ewashko Singers, et Chœur en fête d’Ottawa) – Duain Wolfe, chef de chœur

BEETHOVEN              Romance no 1 en sol majeur pour violon et orchestre, op. 40
Pinchas Zukerman, violon     
BEETHOVEN              Ouverture d’Egmont, op. 84
BEETHOVEN              Symphonie no 9 en ré mineur, op. 125, « Avec chœurs »

Causerie d’avant-concert (bilingue) : Jean-Jacques Van Vlasselaer, « Beethoven et Schiller : regards vers l’avenir et vers le passé / Beethoven and Schiller: Looking Forward and Looking Back »

  • Dédiée à l’esprit humain, l’ultime symphonie intégrale de Beethoven – la Neuvième (1824) – est une œuvre profondément inspirante, et l’une des plus célèbres de tout le répertoire de la musique classique occidentale. Universellement reconnue comme l’un des sommets de l’œuvre de Beethoven, plusieurs y voient la plus grande composition musicale jamais écrite. C’est la première œuvre symphonique d’un compositeur de premier plan à intégrer la voix humaine. Les paroles, entonnées dans le triomphal dernier mouvement par quatre voix solistes et un chœur, sont tirées de l’Ode à la joie, un poème écrit par Friedrich Schiller en 1785 et remanié en 1803, auquel le compositeur a fait quelques ajouts.

Les quatre concerts du Festival Beethoven – « L’évolution d’un génie » sont présentés à la salle Southam du Centre national des Arts les 27 et 28 septembre et les 2 et 4 octobre à 20 h. Les billets sont en vente à 22 $, 35 $, 45 $, 55 $, 70 $, 85 $ et 100 $ (12,50 $, 19 $, 24 $, 29 $, 36,50 $, 44 $ et 51,50 $ pour les étudiants, sur présentation d’une carte d’étudiant en règle). On peut se les procurer à la Billetterie du CNA (en mains propres) et dans le réseau Ticketmaster (frais de service en sus) au 1-888-991-2787 (ARTS) ou en ligne, via le site Web du CNA : www.cna-nac.ca .

Les étudiants à plein temps de treize (13) à vingt-neuf (29) ans munis d'une carte de membre Buzz en direct Trinitymc dûment enregistrée peuvent se procurer jusqu'à deux (2) billets par présentation (s'il en reste) à 12 $ chacun. Ces billets sont disponibles en ligne (www.cna-nac.ca) ou à la Billetterie du CNA, à compter de 10 h la veille et jusqu’à 18 h le jour même du spectacle ou du concert (ou jusqu’à deux heures avant le début d’une matinée). Les groupes de dix (10) personnes ou plus épargnent de 15 % à 20 % du prix courant des billets à l’unité pour toutes les présentations de Musique, de Théâtre ou de Danse du CNA; réservations : 613 947-7000, poste 634, ou grp@nac-cna.ca .

Pour plus de détails, consultez le site Web du CNA à l’adresse www.cna-nac.ca .

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Renseignements :
Andrea Hossack
Agente de communication, Musique, CNA
613-947-7000, poste
[courriel] andrea.hossack@nac-cna.ca

LUDWIG VAN BEETHOVEN (1770-1827)

Né à Bonn, alors capitale de l’Électorat de Cologne, État du Saint-Empire romain germanique, Beethoven part au début de la vingtaine s’établir à Vienne, où il étudie auprès de Joseph Haydn et se taille rapidement une belle renommée comme pianiste virtuose. Son ouïe commence à se détériorer vers la fin de la vingtaine; il continuera néanmoins de composer, de diriger et de jouer même après être devenu complètement sourd.

Beethoven a composé dans plusieurs genres musicaux pour des combinaisons d’instruments variées. Ses œuvres pour orchestre symphonique comportent neuf symphonies (dont la Neuvième avec un chœur) et une dizaine de pièces de circonstances ». Il a écrit sept concertos pour un ou plusieurs solistes avec orchestre, et quatre pièces plus brèves qui comportent aussi des solistes accompagnés par un orchestre. Son unique opéra est Fidelio; parmi ses autres œuvres vocales avec accompagnement d’orchestre, on compte deux messes et un certain nombre d’œuvres plus courtes. Son imposant catalogue d’œuvres pour piano comprend 32 sonates et de nombreuses autres courtes pièces pour piano, dont un certain nombre d’arrangements de ses propres œuvres orchestrales. Ses compositions avec accompagnement de piano regroupent dix sonates pour violon, cinq sonates pour violoncelle et une sonate pour cor français, ainsi que de nombreux lieder.

Beethoven a aussi écrit une quantité importante de musique de chambre. En plus de ses seize quatuors à cordes, on lui doit cinq pièces pour quintette à cordes, sept pour trio avec piano, cinq pour trio de cordes et au-delà d’une dizaine pour différentes combinaisons d’instruments à vent.

On divise généralement la carrière de compositeur de Beethoven en trois périodes : la première, la seconde, dit « héroïque », et les dernières années. On considère que sa première période s’achève vers 1802, que la seconde s’étend de 1803 à 1814 environ, et que la dernière s’amorce vers 1815.

Dans sa première période, l’œuvre de Beethoven est fortement influencée par celle de ses prédécesseurs Haydn et Mozart. Cependant, il explore aussi de nouvelles avenues, élargissant peu à peu la portée de son œuvre à mesure que ses ambitions se précisent. Parmi ses compositions les plus importantes de cette première période, on peut citer les deux premières symphonies, les six quatuors à cordes de l’opus 18, les deux premiers concertos pour piano et les premières sonates pour piano – une bonne dizaine, dont la célèbre Pathétique, op. 13.

Sa deuxième période (dite « héroïque ») s’amorce peu après que Beethoven ait traversé une crise personnelle déchirante en prenant conscience du caractère irréversible de sa surdité. Cette période se caractérise par des œuvres de grande envergue qui expriment l’héroïsme et la lutte. Les œuvres de la période héroïque de Beethoven comprennent notamment six symphonies (de la Troisième à la Huitième), les trois derniers concertos pour piano, le Triple concerto, le Concerto pour violon, cinq quatuors à cordes (nos 7 à 11), plusieurs sonates pour piano (dont la Clair de lune, la Waldstein et l’Appassionata), la sonate pour violon Kreutzer et son seul opéra, Fidelio.

La période finale de Beethoven commence vers 1815. Les œuvres de cette période se distinguent par leur profondeur, leur caractère novateur et leur force d’évocation intense, éminemment personnelle. Le Quatuor à cordes, op. 131 comporte plusieurs mouvements liés sans pause, et la Neuvième symphonie ajoute à la puissance orchestrale la force d’un chœur dans le mouvement final. Parmi les autres compositions marquantes de cette période, mentionnons la Missa Solemnis, les cinq derniers quatuors à cordes (dont l’imposante Grosse fugue) et les cinq dernières sonates pour

 

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