LA LISTE DES FINALISTES EN MISE EN SCÈNE DU PRIX SIMINOVITCH 2019 EST DÉVOILÉE

23 septembre 2019 – OTTAWA (Canada) – La Fondation du Prix Siminovitch en théâtre et le Centre national des Arts ont annoncé aujourd’hui le nom des finalistes du Prix Siminovitch 2019, qui sera remis cette année à un.e metteur.e en scène. Le jury a retenu quatre candidatures exceptionnelles pour ce prestigieux prix qui souligne, depuis 19 ans, l’excellence et l’innovation en théâtre canadien.

Pour la première fois de son histoire, le Prix Siminovitch compte parmi ses finalistes un duo de collaborateurs, soient Maiko Yamamoto et James Long, codirecteurs artistiques de Theatre Replacement de Vancouver. Les autres finalistes du prix de théâtre le plus convoité au Canada sont : Christian Barry, cofondateur et codirecteur artistique de la compagnie 2b theatre; Ravi Jain, directeur artistique fondateur de Why Not Theatre; et Christian Lapointe, directeur artistique du Théâtre Carte blanche.

« Tous ces finalistes illustrent bien l’inventivité et l’originalité éblouissantes qui caractérisent l’art de la mise en scène théâtrale d’aujourd’hui au Canada », souligne la présidente du jury 2019, Vanessa Porteous. « Il est tout à fait juste que le jury d’une récompense aussi avant-gardiste que le Prix Siminovitch, lequel rend hommage aux artistes qui sont au meilleur de leur vie créative, retienne de tels candidats. Ceux-ci se démarquent par leur talent, leur potentiel et leur influence. Ces artistes changent la face du monde, en quelque sorte. Ils nous font découvrir une myriade de possibilités. Nous ne savons pas jusqu’où ira leur impact – sur le public, le théâtre, et chacun d’entre nous. »

Le jury 2019 est composé des membres suivants : Vanessa Porteous (présidente), metteure en scène de Calgary; Marie Farsi, artiste de théâtre torontoise; Émilie Monnet, artiste autochtone pluridisciplinaire de Montréal; Bobby Theodore, scénariste, dramaturge et traducteur torontois; et Adrienne Wong, artiste de théâtre de Banff.

Le Prix Siminovitch met pleins feux sur l’excellence et l’innovation en théâtre canadien avec un prix annuel de 100 000 $. Le Prix reconnaît l’importance du mentorat pour soutenir les talents émergents : le ou la lauréat.e reçoit 75 000 $ et choisit à son tour un.e protégé.e, qui reçoit 25 000 $.


RÉCEPTION ET REMISE DU PRIX

Cette année, une soirée en l’honneur des finalistes aura lieu le 28 octobre 2019 à la Hart House de l’Université de Toronto, laquelle est fière de compter parmi les partenaires du Prix Siminovitch depuis sa création. Le nom du ou des lauréat.s sera dévoilé lors d’une cérémonie qui se tiendra le jeudi 21 novembre au Centre national des Arts.


LES FINALISTES EN MISE EN SCÈNE POUR LE PRIX SIMINOVITCH 2019 SONT :

Christian Barry (Halifax, N.-É.)

Originaire d’Halifax (N.-É.), le metteur en scène et homme de théâtre maintes fois primé Christian Barry est cofondateur et codirecteur artistique de la compagnie 2b theatre. Ses productions ont été jouées dans des théâtres et festivals de prestige dans le monde entier : le Bristol Old Vic, le festival Fringe d’Édimbourg, le Festival de Sydney, le Tarragon, le Citadel Theatre, le festival Magnetic North, PuSh, Noorderzon, le Festival Aarhus, Theaterformen Hanover, Luminato, World Stage et 59E59 (Off-Broadway à New York).

Barry a remporté le prix de la meilleure mise en scène et de la meilleure comédie musicale du Cercle de la critique de théâtre de Toronto en 2019. Il a été mis en nomination pour six Drama Desk Awards en 2018, dont ceux de la mise en scène de l’année et de la meilleure production. Il a remporté un prix Dora pour la production de l’année et a été cité pour la meilleure mise en scène. Christian Barry a en outre reçu la bourse de résidence Urjo Kareda 2006-2007 au théâtre Tarragon, le prix du maire d’Halifax pour artiste émergent en 2008 et le Masterworks Arts Award 2018, la plus haute distinction pour les arts de la Nouvelle-Écosse.

 

Ravi Jain (Toronto, Ont.)

Fondateur et directeur artistique de Why Not Theatre, Ravi Jain est un artiste primé maintes fois reconnu pour offrir des expériences théâtrales inédites, aussi bien dans de petits espaces indépendants que de grands théâtres. Ses productions originales, ses collaborations internationales et ses modèles de productions novateurs, qui visent à encourager des artistes émergents à mieux gagner leur vie de leur art sont sa marque de commerce.


Toute l’œuvre de Jain est empreinte de son désir d’inspirer les Canadiens à envisager d’autres façons de représenter leur pays à l’échelle nationale et internationale, ce qu’illustrent bien les classiques réinventés Hamlet et Salt-Water Moon ou le projet A Brimful of Asha. Le metteur en scène travaille actuellement à une adaptation du Mahabharata pour le Festival Shaw et à un nouveau projet avec David Suzuki et son épouse Tara Cullis. Ravi Jain a remporté en 2012 le prix Pauline McGibbon du metteur en scène émergent et en 2016, le prix John Hirsch du Conseil des arts du Canada pour la mise en scène.

 

Christian Lapointe (Québec, Qc)

Après avoir fondé le Théâtre Péril en 2000, Christian Lapointe dirige le Théâtre Carte blanche, à Québec, depuis 2013. Il a mis en scène près d’une trentaine de pièces de théâtre depuis 2001, puisant principalement au répertoire symboliste (Yeats, Maeterlinck, Villiers de l’Isle-Adam) et contemporain (Crimp, Viripaev, Duras, Arsenault, Handke, Sauvageau), dirigeant aussi des productions de ses propres textes. L’écriture de ses spectacles, où la profération du texte tient une place prépondérante, emprunte à l’art performatif, se conçoit à partir de dispositifs scéniques élaborés et se rapproche souvent de l’installation vidéo. Il consacre aussi une part de son temps à passer le flambeau aux jeunes artistes à travers des classes de maître, des cours et des mises en scène qu’il a entre autres signées à l’École supérieure de théâtre, où il est professeur, et à l’École nationale de théâtre du Canada. En 2009, il a été de la programmation officielle du Festival d’Avignon. Il a fait, en 2015, un spectacle de lecture en continu de l’œuvre d’Antonin Artaud de près de 70 heures dans le cadre du Festival TransAmériques. En 2018 et 2019, en coproduction avec une dizaine de théâtres partout sur le territoire québécois, il a mené le projet Constituons! en collaboration avec l’Institut du Nouveau Monde. Dans le cadre de ce projet, une assemblée constituante paritaire de citoyennes et de citoyens sélectionnés au hasard, représentatifs de la démographie québécoise et provenant des quatre coins de la province, a été mise sur pied pour rédiger la première Constitution citoyenne du Québec. Celle-ci a été officiellement déposée à l’Assemblée nationale du Québec le 29 mai 2019. La pièce Constituons!, jouée et mise en scène par l’artiste, relate cette vaste aventure qui juxtapose art et citoyenneté dans une mise à l’épreuve du théâtre comme agora populaire. 


Maiko Yamamoto et James Long (Vancouver, C.-B.)

Depuis plus de 20 ans, Maiko Yamamoto et James Long font du théâtre expérimental, interculturel et interdisciplinaire. Qu’ils travaillent ensemble ou séparément, ils ont recours à des processus de longue haleine pour créer des spectacles à partir de débuts intentionnellement simples, avec des collaborateurs nouveaux ou non. Leur travail est une authentique recherche de coexistence. Des conversations, des entrevues et des discussions rencontrent l’esthétique de Yamamoto et Long pour produire des expériences théâtrales authentiques, immédiates et pleines d’espoir.

Les deux metteurs en scène ont fondé Theatre Replacement en 2003. Le travail de cette compagnie a été présenté dans 43 villes et espaces partout dans le monde. En tant qu’artistes indépendants, ils ont enseigné, monté, écrit et créé des spectacles avec une grande variété de compagnies et d’institutions. Tous deux sont diplômés du programme de théâtre de l’École des arts contemporains de l’Université Simon Fraser. Yamamoto détient en outre une maîtrise en arts visuels et appliqués de l’Université Emily Carr, et Long, une maîtrise en études urbaines de l’Université Simon Fraser. 

 

À PROPOS DU PRIX SIMINOVITCH

Le Prix Siminovitch a été lancé en 2000 pour rendre hommage aux valeurs et aux réalisations du renommé scientifique Lou Siminovitch et de sa défunte épouse, Elinore Siminovitch, dramaturge avant-gardiste. Sur un cycle de trois ans, le Prix met à l’honneur un.e metteur.e en scène, un.e dramaturge ou un.e scénographe qui est une figure de proue dans le domaine du théâtre au Canada, et dont le travail est reconnu pour sa portée et son influence. Le Prix 2018 a été remis à la scénographe Stéphanie Jasmin et à son protégé Max-Otto Fauteux. 

En 2016, le Prix Siminovitch a amorcé un nouveau partenariat avec le Centre national des Arts, qui agit comme catalyseur de la diffusion, de la création et de la transmission des savoirs partout au pays. Le Prix ayant en outre pour tradition d’encourager le mentorat, un groupe d’étudiants des volets anglophone et francophone du programme de mise en scène de l’École nationale de théâtre assisteront cette année à la cérémonie et participeront à des ateliers avec les finalistes.

Par ailleurs, les directrices artistiques du Théâtre français et du Théâtre anglais du Centre national des Arts ont toutes deux reçu le Prix Siminovitch de mise en scène : respectivement, Brigitte Haentjens en 2007 et Jillian Keiley en 2004. En fait, depuis que le Prix a été remis pour la première fois en 2001, on a pu voir le travail de chacun des lauréats sur la scène nationale au CNA.

Twitter : @PrixSiminovitch
Mot-clic : #PrixSiminovitch


À PROPOS DU CENTRE NATIONAL DES ARTS DU CANADA

Le Centre national des Arts (CNA) a ouvert ses portes en 1969. Bilingue et multidisciplinaire, le CNA est un carrefour des plus grands talents créateurs au pays, et privilégie les choix audacieux dans chacun de ses volets de programmation : l’Orchestre du CNA, la Danse, le Théâtre français, le Théâtre anglais, le Théâtre autochtone et CNA Présente. Accueillant et accessible à tous, le Centre offre au public une grande variété de programmation et d’activités gratuites. Sa devise, Le Canada en scène, reflète le rôle national de l’institution, qui collabore avec des artistes et des organisations d’un océan à l’autre; sert de catalyseur d’excellence artistique; investit dans de nouvelles œuvres canadiennes ambitieuses; et cultive les publics et les artistes de la relève à l’échelle du pays.

 

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RENSEIGNEMENTS :

Mary Gordon
Conseillère principale, Communications
Centre national des Arts
613 947-7000, poste 849
mary.gordon@nac-cna.ca

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