Communiqué de presse

Le Théâtre français présente : Impatience (tout public à partir de 14 ans)

3 May 2018

Sam. 19 mai 2018 à 19 h 30 au Studio Azrieli du CNA      
Unique représentation, suivie à 21 h de l’événement gratuit De plain-pied !

 

Jeudi 3 mai 2018 – OTTAWA – « Salut, je m’appelle Jazia, j’ai 14 ans… »
Vous pensez connaître l'adolescent d'aujourd'hui ? Osez confronter vos perceptions à la présence saillante de trois jeunes de la région, en scène avec deux acteurs. Ensemble, ils posent un stéthoscope au cœur du crépitement et des vertiges de l’existence. Déroutant, inusité, ludique !

Les 24 et 25 mars derniers, une quinzaine de jeunes de 14 à 18 ans ont été invités à participer à un stage de création, au CNA, offert par les artistes Anne-Marie Ouellet et Thomas Sinou. Ensemble, ils ont exploré un mélange de théâtre et d’improvisation, de vérité et de fiction, de musique et de mots. À l’issue du stage, trois jeunes de 14 et 15 ans du Lycée Claudel et de l’ESP De La Salle ont été choisis pour faire partie du spectacle : Jazia Djoudad, Soukaina Lkahya et Zachary Larocque.

Sur la scène, espace blanc, lumière crue. On se croirait au musée, mais les œuvres à observer ici sont des adolescents et des adultes coiffés d’un casque d’écoute. Peu à peu ils se révèlent par leur présence fragile, par leurs témoignages déroutants ou rigolos. Tous les sujets y passent : identité, famille, futur, ils jouent à Vérité ou conséquence, s’échangent leurs vêtements. Qu’est-ce qui est vrai dans tout ça ? Un portrait sonore et vivant d’une humanité qui bat.

 

Conception : Anne-Marie Ouellet et Thomas Sinou // Avec Jazia Djouad, Zacharie Larocque, Soukaina Lkahya, Philippe Racine et Sara Simard // Scénographie : Romain Fabre // Lumière : Nancy Bussière // Assistance à la conception lumière : Cédric Delorme-Bouchard
Production : L’eau du bain // Collaboration Usine C
Durée approximative : 60 minutes sans entracte.
 

BIOGRAPHIES DES CRÉATEURS


Auteure et metteure en scène, Anne-Marie Ouellet est l’infatigable prospectrice de la compagnie L’eau du bain (Nous voilà rendus, Le son de l’ère est froid, Impatience). Aidée de son allié Thomas Sinou, elle fouille le réel pour y trouver la pépite d’or/d’art à mettre sur scène, et c’est toujours un jeu espiègle, parfois déroutant, entre le public et les acteurs, entre ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. Originaire d’Alma, au Lac-Saint-Jean, Anne-Marie a beaucoup voyagé pour parfaire sa formation, de Chicoutimi à Paris (Conservatoire), en passant par Montréal (UQAM). Elle enseigne aujourd’hui à l’Université d’Ottawa.

« Je me souviens qu’avec mes amis, adolescents, nous voulions avoir les mêmes droits que les adultes, nous cherchions à acquérir une indépendance qu’on nous accordait au compte-goutte. Nous voulions que ça aille vite : s’aimer vite, changer vite, vieillir vite… »
Anne-Marie Ouellet

Thomas Sinou est l’astucieux créateur sonore derrière les œuvres de la compagnie L’eau du bain. Né à Marseille, il reçoit sa formation à l’Institut supérieur des techniques du son, puis il immigre au Québec en 2006. Thomas s’intéresse aux installations et à l’interactivité entre le public, les acteurs et l’espace scénique. Pour concevoir des spectacles hybrides qui donnent « la parole à la vie muette », lui et sa complice Anne-Marie Ouellet n’hésitent pas à infiltrer divers milieux, que ce soit un centre de personnes âgées (Nous voilà rendus) ou un groupe d’adolescents (Impatience).

La compagnie L’eau du bain s’intéresse au franchissement des frontières, celles qui séparent les médiums artistiques, celles qui éloignent le public de l’œuvre et celles qui isolent les individus. La compagnie utilise un langage artistique métissé qui combine théâtre, performance et installation sonore.

 

PROLONGEZ LA SOIRÉE AVEC DE PLAIN-PIED ! (Événement gratuit)

Rendez-vous à 21 h dans le Foyer du Studio Azrieli et laissez-vous guider dans divers lieux du CNA à l’occasion d’un déambulatoire sur le thème de la nuit et de ses possibles. Ouvert à tous, ce parcours conçu par cinq ados imaginatifs vous plongera dans l’exploration nocturne, quelle que soit votre conception de la nuit : introspective, utopique, revendicatrice, hasardeuse, festive, magique… peut être toutes à la fois ? Bienvenue à De plain-pied 2018 !

Les membres de la Cellule de création qui ont conçu cette soirée unique sont : Maxime Cerat, Fauve Desrochers, Charlotte Demers, Frédéric Hamlet-Gagnon et Florence Simard

La nuit est une source d’eau fraîche à laquelle les âmes du monde s’abreuvent. C’est une source de paix, mais également de guerre et de peur. Il est facile de se cacher ou encore d’attaquer dans la noirceur. La nuit c’est une ruelle insalubre et dangereuse, une discothèque endiablée, un ciel étoilé, un lit douillet, un McDonald’s désert, une autoroute où on est seuls ensemble. C’est aussi de la musique deep, des crises existentielles, des pleurs de délivrance, des sleeping-bags, des confidences, du gin, des écrans de téléphone. La nuit, c’est une vie parallèle.
Florence Simard

 

De plain-pied a été créé en 2015 par Mélanie Dumont, directrice artistique associée au volet Enfance/jeunesse du Théâtre français. Conçu par et pour des jeunes, cet événement a pour but de leur offrir un espace qui sorte des cadres habituels, et leur permet d’exprimer leur créativité.

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