Mari Samuelsen |
Violon

Mari Samuelsen

Dans l’univers musical de Mari Samuelsen, il n’existe pas de frontière entre les maîtres contemporains, comme Max Richter ou d’Arvo Pärt, et les grands classiques, comme Bach, Beethoven ou Vivaldi. Le talent artistique époustouflant de Mari et son approche audacieuse de la programmation et de la présentation inspirent les publics de monde entier. Son style de jeu chargé en émotions, la perfection de sa technique et l’intelligence de sa recherche rendent son répertoire d’autant plus captivant à écouter.

La violoniste norvégienne a collaboré avec des artistes comme Jeff Mills, Dubfire et Philipp Geist. Elle a aussi participé à des explorations avant-gardistes de l’art contemporain et de la musique classique aux événements du Yellow Lounge d’Oslo. « J’ai toujours ressenti le besoin de déroger aux traditions, explique la violoniste. Mon but est de créer de nouveaux programmes innovateurs pour les amoureux de la musique, peu importe le genre. »

En janvier 2019, Mari a signé un contrat d’exclusivité avec Deutsche Grammophon. Le premier album de la violoniste, MARI, sorti en juin 2019, contient la Chaconne de la Partita pour violon seul no 2 de Bach (« une exécution poignante, dans laquelle Mari Samuelsen échange l’intensité tenace des interprétations traditionnelles contre une éloquence éclatante qui marque les variations émotionnelles de la musique d’un sentiment impérieux de fatalité » – BBC Music Magazine) et le deuxième « knee play » d’Einstein on the Beach de Philip Glass, en plus de compositions de Brian Eno, de Max Richter, de Jóhann Jóhannsson et de Peter Gregson.

En 2020, Mari a sorti deux monoplages accompagnés de représentations filmées, toujours avec Deutsche Grammophon : Moonlight, où elle revisite la « Sonate au clair de lune » de Beethoven, et Una Mattina, un arrangement de Ludovico Einaudi. L’année suivante, elle a sorti Mitt hjerte alltid vanker (« Mon cœur vagabonde sans cesse »), une relecture d’une chanson de Noël scandinave aussi présente sur l’album Winter Tales.

Le dernier album de Mari, sorti le 20 mai 2022, présente une sélection audacieuse de musique originale et dynamique consacrée aux thèmes qui ont influencé cette œuvre : la vie et la lumière. Lys (« lumière » en norvégien) met en vedette 13 compositrices, de Hildegarde de Bingen à Hildur Guðnadóttir, et combine des œuvres de commandes et des nouveaux arrangements sur de morceaux existants.

Mari travaille régulièrement avec le compositeur Max Richter. On peut notamment l’entendre comme soliste sur le premier enregistrement mondial de Three Worlds, inspiré de trois romans de Virginia Woolf, et elle a joué dans « November », pour le concert DG120 de Deutsche Grammophon dans la Cité interdite de Beijing en octobre 2018. En février 2020, Mari a participé à la première mondiale de Voices au Barbican de Londres. Elle a depuis pris part à d’autres représentations de cette œuvre à Londres et au Wales Millennium Centre de Cardiff.

Moments phares, récents et à venir, pour Mari : des interprétations de Matteis, de Pärt et de Richter dans le cadre du projet de découverte musicale du hr-Sinfonieorchester au centre de congrès Jahrhunderthalle à Francfort (mars 2022); le Concerto pour violon no 1 de Philip Glass avec le BBC Concert Orchestra au Queen Elizabeth Hall de Londres (mai 2022); des représentations avec l’orchestre de chambre Casco Phil de Louvain en Belgique (juin 2022) et au festival Wonderfeel, aux Pays-Bas (juillet 2022); et des interprétations de Vivaldi, de Piazzolla et de Monti avec le Noord Nederlands Orkest au Concertgebouw d’Amsterdam (août 2022).

Née en 1984 à Hamar, au sud du site olympique de Lillehammer, sur les rives du plus grand lac de Norvège, Mari Samuelsen a suivi ses premiers cours de violon à l’âge de trois ans et a continué son apprentissage avec Arve Tellefsen. Dès son plus jeune âge, elle s’est produite avec Håkon, son frère violoncelliste, avec qui elle a ensuite fait des duos à l’étranger. À l’âge de 14 ans, Mari a intégré le prestigieux Institut de musique Barratt Due à Oslo, après quoi elle a étudié pendant presque dix ans avec le professeur Zakhar Bron à l’Université des Arts de Zurich.

Maintenant demandée mondialement comme récitaliste et soliste de concertos, Mari s’est produite dans des lieux aussi renommés que le Carnegie Hall de New York, la Philharmonie et le Théâtre des Champs-Élysées de Paris, la Konzerthaus de Berlin, le Victoria Hall de Genève, le Barbican de Londres et le Hollywood Bowl. Elle a également joué dans la première mondiale du double concerto pour violon, violoncelle et orchestre de James Horner, en 2014, et a enregistré ce morceau central de Pas de Deux, produit par Mercury Classics (Universal Music). La musique de son premier album solo, Nordic Noir, hante les téléséries Forbrydelsen, Bron/Broen et Broadchurch. Pas de Deux et Nordic Noir sont arrivés en tête des palmarès pop norvégiens (première et deuxième position, respectivement).

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