Diane Dufresne | Philippe Evenou
chanteuse

Diane Dufresne

À la fois inclassable et dans une classe à part, Diane Dufresne a été une créatrice multidisciplinaire avant même que ce terme ne soit à la mode.

De la rose fraîche de la chanson, comme l’appelait le journal Photo-Vedettes à la fin des années 60, à la Diva en passant par la première chanteuse rock du Québec et la déesse du Stade olympique en 1984, Diane Dufresne a su se réinventer, explorant les genres – chanson, rock, pop, musique symphonique – et actualisant constamment sa démarche artistique.

Née en 1944 dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal, Diane Dufresne a fait ses débuts à Paris au milieu des années 1960. C’est en 1972 que la révolution Dufresne se met en place. De chanteuse straight, elle se transforme en redoutable bête de scène qui fait rocker le joual et qui fait de chaque spectacle un moment à marquer d’une pierre blanche.

Ses faits d’armes sont impressionnants : elle a été la première chanteuse québécoise à l’affiche du Forum de Montréal en 1980, avec son spectacle J’me mets sur mon 36, et la première Québécoise à remplir le Stade olympique, en 1984, dans le cadre de l’inoubliable concert Magie rose, où 55 000 spectateurs vêtus de rose sont venus l’acclamer. Ces happenings intégrant des éléments théâtraux et des costumes flamboyants signés par de grands créateurs marqueront l’histoire. Diane Dufresne a par ailleurs interprété le personnage de Stella Spotlight dans le mythique opéra rock Starmania du tandem Plamondon-Berger sur disque (1978) et à la création du spectacle à Paris en 1979.

Au cours de sa carrière, Diane Dufresne a chanté au Québec, en France, en Belgique, en Suisse, en Afrique et au Japon, et collaboré avec des artistes de premier plan – Serge Gainsbourg, Georges Brassens, Juliette Gréco, Michel Jonasz, Jacques Higelin, Claude Nougaro, Alain Bashung, Pierre Grosz et bien sur François Cousineau et Luc Plamondon. C’est aussi une auteure accomplie qui a signé plusieurs de ses grands succès.

Dès les années 1970, parallèlement à sa carrière de chanteuse, elle se consacre à la peinture et fréquente l’atelier du frère Jérôme, une rencontre qui se révélera déterminante dans son parcours d’artiste et qui lui permettra d’explorer d’autres facettes de la création. Depuis 1993, elle a présenté plus de 25 expositions solos au Québec, en France et aux États‑Unis.

Au cours des années 1990 et 2000, elle présente des spectacles concepts au Québec et dans toute la francophonie (Réservé, En liberté conditionnelle, Diane Dufresne chante Kurt Weill, avec l’Orchestre Métropolitain, dirigé par Yannick Nézet-Séguin, Plurielle, Effusions, qui intègre la chanson et les arts visuels, Terre planète bleue, Sinéquanone).

En 2017, elle participe au grand concert Montréal symphonique, présenté au pied du Mont-Royal dans le cadre des festivités soulignant le 375e anniversaire de Montréal.

En 2018, l’artiste lance Meilleur après, un album de chansons originales. Diane Dufresne fait ce soir ses débuts avec l’Orchestre du CNA.

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