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Richard III

Théâtre du CNA

Théâtre du CNA

© Yves Renaud 2015

© Yves Renaud 2015

© Yves Renaud 2015

© Yves Renaud 2015

© Yves Renaud 2015

© Yves Renaud 2015

Coprésentation du CNA

  • Texte : William Shakespeare
  • Traduction : Jean Marc Dalpé

Durée approximative de 2 heures et 50 minutes avec entracte.

Oser regarder la Gorgone.
Se laisser méduser par une écriture dense, troublante.
Affronter le monstre à l’âme boiteuse et son funeste dessein.

Richard III, ultime volet de la première tétralogie shakespearienne, raconte l’ascension fulgurante – et la chute brutale – du duc de Gloucester. Fourbe, menteur et traître, le gouvernant malbâti aspire à s’emparer de la couronne d’Angleterre.

Moi qui suis mal assemblé, et qui n’ai rien de charmant
Pour séduire les jolies nymphettes que je croise à la cour ;
Moi qui n’ai rien pour plaire
Et qui, difforme, tordu, fut expulsé avant son temps
Dans ce monde des vivants
Avec un corps si lamentable, si révoltant
Que les chiens se mettent à aboyer quand je m’arrête auprès d’eux –

J’ai décidé de jouer le rôle du grand méchant
Et de haïr les plaisirs frivoles de notre temps.

En fomentant des discordes latentes, en usant de stratagèmes machiavéliques – fruits de son intelligence diabolique –, le tyran élimine froidement ses adversaires pour assouvir sa soif de destruction et de domination. Devenue le terrain de jeu de sa cruauté, la cour périclite et se plie à sa résistible ascension.

Étiquetée « tragédie historique », la pièce dévoile une gamme de registres, de l’épique à l’absurde en passant par le grotesque. Brecht, Sénèque, Ionesco… tant de théâtre dans Shakespeare. Et, en plissant un peu les yeux, on devine même Saturne de Goya et quelques toiles de Bacon. Féconde bâtardise à la source d’une théâtralité polychronique.

Avec la complicité d’une équipe flamboyante (Sébastien Ricard campe le roi boiteux en compagnie d’une vingtaine d’interprètes de taille – Marc Béland, Sylvie Drapeau et Monique Miller, entre autres), Brigitte Haentjens évoque finement la complexité d’un personnage écorché, n’ayant d’autre refuge que le mal et la perversité.

 

Traduire Shakespeare en français, ici et aujourd’hui 

Rencontre avec Jean Marc Dalpé et lancement de sa traduction de Richard III parue chez Prise de parole

Pour sa première incursion dans l’univers vertigineux de Shakespeare, Brigitte Haentjens a choisi de s’attaquer à Richard III et a fait appel à son complice de longue date pour la traduction en français : Jean Marc Dalpé. Après avoir traduit Hamlet en 2011, Dalpé réalise une fois de plus l’exploit de donner force et modernité à une œuvre phare du répertoire shakespearien. Dans Richard III, il affirme avoir coupé à l’intérieur des scènes, des répliques, des phrases. « Et puis j’ai changé la langue en faisant des choix qui sont résolument modernes, pour le public et les acteurs d’ici aujourd’hui », ajoute-t-il.

Catherine Voyer-Léger reçoit Jean Marc Dalpé pour échanger sur sa traduction et adaptation scénique de Richard III, sur les défis auxquels il a été confronté et les choix qu’il a faits, et aussi sur son travail de traducteur, lui qui voit chaque nouvelle traduction comme un nouveau projet d’écriture, c’est-à-dire comme un seul et même défi : creuser dans le contenu tout autant que dans la forme pour que le texte résonne... maintenant. 
 

Le mercredi 22 avril à 17 h (formule 5 à 7, avec vin et bouchées)  

Foyer du Théâtre du CNA (53, Elgin, Ottawa)

Animation : Catherine Voyer-Léger

RSVP : theatrefrancais@nac-cna.ca

La rencontre sera suivie du lancement de la traduction de Richard III parue aux Éditions Prise de parole et d’une séance de signature avec Jean Marc Dalpé.

Produit par le Théâtre français du CNA, cet événement est organisé en collaboration avec le Ottawa International Writers Festival, le Regroupement des éditeurs canadiens-français et Prise de parole.


 

Sébastien Ricard donne plusieurs facettes à l’homme au visage à deux faces, à la fois bête sans pitié, fin ensorceleur et être troublé finalement dépassé par la machine politique. Il mène ce rôle avec une intensité brute, en visitant tous les recoins de l’horreur humaine, porté par une énergie qui n

Marie Villeneuve, Voir.ca

Limpide. C’est le premier mot qui vient à l’esprit à la sortie de ce Richard III. Le texte et sa traduction, ainsi que la mise en scène forment une démarche réfléchie, homogène et on ne peut plus claire. Un an de travail et une direction assurée, assumée font de cette production un grand moment de t

Mario Cloutier, La Presse

crédits

En savoir plus :

Distribution : Sylvio Arriola, Marc Béland, Larissa Corriveau, Sophie Desmarais, Sylvie Drapeau, Francis Ducharme, Maxim Gaudette, Reda Guerinik, Renaud Lacelle-Bourdon, Louise Laprade, Ariel Ifergan, Jean Marchand, Monique Miller, Olivier Morin, Gaétan Nadeau, Étienne Pilon, Hubert Proulx, Sébastien Ricard, Paul Savoie et Emmanuel Schwartz

Assistance à la mise en scène : Colette Drouin

Dramaturgie : Mélanie Dumont

Scénographie : Anick La Bissonnière

Lumière : Étienne Boucher

Musique : Bernard Falaise

Costumes : Yso

Maquillage et coiffures : Angelo Barsetti

Mouvement : Christine Charles

Production : Productions Sibyllines

Collaboration : Théâtre français du CNA et Théâtre du Nouveau Monde

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