Charles Hamann et Frédéric Lacroix – récital-midi

2022-07-19 12:00 2022-07-19 12:45 60 Canada/Eastern 🎟 CNA : Charles Hamann et Frédéric Lacroix – récital-midi

https://nac-cna.ca/fr/event/30957

Événement en personne

Hautbois solo de l’OCNA, Charles Hamann s’est imposé comme un promoteur enthousiaste de la musique nouvelle et, au cours de la dernière décennie, il a commandé de nombreuses œuvres à des compositeurs canadiens de premier plan pour hautbois seul et hautbois avec piano. Ce récital dans lequel il se produit aux côtés du pianiste Frédéric Lacroix présente trois œuvres commandées...

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Atrium O’Brien ,1 rue Elgin,Ottawa
mardi 19 juillet 2022
12 h HAE

≈ 45 minutes · Sans entracte

Répertoire

Kevin Lau

In the Garden of Endless Sleep pour hautbois et piano

Inspiré par un lieu fictif dans la nouvelle de science-fiction de Gene Wolfe Le livre du Nouveau Soleil, Kevin Lau (né en 1982) crée In the Garden of Endless Sleep après avoir été frappé par l’image d’un « jardin qui se déplace dans le temps, alternant entre présent, passé et avenir… » Il mentionne que l’œuvre explore « l’idée de voir le jardin, une tranche cultivée de beauté naturelle, passer par différentes phases de croissance et de déclin. » Il voulait également encapsuler la juxtaposition de « la simplicité et de l’imperméabilité », comme le lui inspirait la prose insaisissable de Wolfe. Dans les mots de Lau : 

Je voulais refléter cela d’une part en évoquant des souvenirs musicaux de périodes plus anciennes d’une manière un peu floue, et d’autre part en me servant de la texture, surtout en utilisant la pédale forte pour fondre certaines harmonies. La structure de l’œuvre est « trouble » elle aussi, n’évoquant pas tant la forme d’un rondo que son écho. L’œuvre est imprégnée d’un côté naturel et organique – où par exemple les lignes mélodieuses, mais souvent asymétriques, du hautbois tracent les contours des vignes, des racines et de la végétation surabondante –, mais autrement, la musique est infusée d’un vague à la fois onirique et dérangeant. 

Notes de programme rédigées par Hannah Chan-Hartley, Ph. D.

Kelly-Marie Murphy

Glacial Ablations

I. Crystalline Elements
II. Ice-Sizzle
III. Runoff

On a dit de sa musique qu’elle était « à couper le souffle » (Kitchener-Waterloo Record) et on l’a dépeinte comme « imaginative et expressive » (The National Post), « un trépidant tir de barrage sur tous les sens » (The Globe and Mail), et « Bartók sous stéroïdes » (Birmingham News) : Kelly-Marie Murphy est une voix qui compte sur la scène musicale canadienne. On lui doit plusieurs œuvres mémorables pour des interprètes et des ensembles de premier plan au Canada, notamment les orchestres symphoniques de Toronto, Winnipeg et Vancouver, le Trio Gryphon, James Campbell, Shauna Rolston, les quatuors à cordes Cecilia et Afiara, et Judy Loman. Née en 1964 sur une base de l’OTAN en Sardaigne, en Italie, elle a étudié la composition à l’Université de Calgary, avant d’obtenir son doctorat en composition de l’Université de Leeds, en Angleterre. Elle est maintenant établie à Ottawa, où elle poursuit une carrière de compositrice indépendante.

Elle a composé Glacial Ablations en 2022 à l’intention de Charles « Chip» Hamann, hautbois solo de l’OCNA, qui en donne ce soir, aux côtés du pianiste Frédéric Lacroix, la création mondiale. Voici en quels termes elle décrit cette pièce :

Chip Hamann m’a invitée à créer une nouvelle pièce pour hautbois et piano, pour un projet de récital et d’enregistrement réunissant un certain nombre de compositrices et compositeurs du Canada. Ce projet avait pour thème « la nature au Canada » – sous l’angle du climat ou de nos paysages. Comme sujet, j’ai choisi les glaciers, plus précisément la façon dont nous perdons notre glace de glaciers et notre pergélisol en raison du changement climatique.

Pour ma pièce, j’ai choisi trois termes empruntés au domaine de la glaciologie et j’ai tâché de créer une musique qui y réponde. Le titre, Glacial Ablations (littéralement : « ablations glaciaires ») fait référence à la perte de glace et de neige dans un système glaciaire. Le premier mouvement, Crystalline Elements (« éléments cristallins »), est lent, et met en relief non seulement les structures délicates du piano, mais aussi l’espace et le drame, où la translucidité et l’opacité se mêlent à la réponse humaine.

Le deuxième mouvement, Ice-Sizzle (« pétillement de la glace ») est très rapide, tout en force et en urgence. Le terme fait référence au son que peuvent produire les glaciers, qui ressemble à celui de l’eau gazeuse. Le dernier mouvement, Runoff (« écoulement »), fait allusion à l’évaporation et à la détérioration du glacier. Il s’amorce sur des passages semblables à des cadences pour le hautbois et le piano, et comporte des lignes ascendantes. L’écoulement s’intensifie à mesure que les forces de l’eau en mouvement gagnent en fureur et en urgence.

Ian Cusson

Sonate pour hautbois et piano, « The Haywain »

La Sonate pour piano et hautbois « The Haywain » (2020) d’Ian Cusson est la deuxième de trois œuvres du compositeur (né en 1981) basées sur des images du peintre médiéval tardif Jérôme Bosch. La sonate se déploie en trois mouvements, respectivement intitulés Dignified, Simply et Wild. Ces mouvements sont, comme l’explique le compositeur, « en dialogue avec le triptyque The HaywainLe Chariot de foin ») de Bosch, peint en 1516, et suivent les trois panneaux du tableau dans leur progression d’un état édénique à l’enfer dans toute sa déraison. L’image est dominée par une gigantesque botte de foin au centre de l’œuvre, autour de laquelle une foule de personnages s’ébattent sous le regard bienveillant des nuages qui les surplombent. »

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