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December 3, 2019

Entrevue avec Dana Gingras Frontera : projet chorégraphique collaboratif engagé

Article in French only 

Après Monumental en 2017, Dana Gingras, chorégraphe, danseuse et vidéaste est de retour à la Place des Arts avec un autre spectacle d’envergure : FRONTERA. FRONTERA signifie frontière, limite, bordure, un thème que l’artiste visuelle exploite grâce à l’appui du Centre de Création O Vertigo (CCOV) avec 10 danseurs, le collectif United Visual Artists et le groupe de musique montréalais Fly Pan Am. La première du spectacle est ce mercredi 4 décembre. Sors-tu.ca a sauté sur l’opportunité de discuter avec la célèbre chorégraphe contemporaine de ce qui l’a poussée à créer FRONTERA, et de sa démarche créative.

Une démarche créative engagée

« En tant qu’artiste, je me suis toujours questionnée: Où allons-nous? Que nous apporte le progrès? Que nous enlève-t-il? », déclare Dana Gingras lorsque nous l’interrogeons sur la thématique de son nouveau spectacle. L’artiste résolument tournée vers l’avenir, s’intéresse aux éléments qui forment et déforment nos sociétés.

Dana Gingras est canadienne mais sa langue maternelle est l’espagnol. Ayant grandi en Argentine, c’est dans cette langue que lui est naturellement venu en tête le titre de sa nouvelle pièce FRONTERA. « FRONTERA est une recherche sur la ligne qui sépare ce qui est connu de l’inconnu. Nous portons tous en nous des limites, des préjugés. Des préjugés qui, sans que l’on s’en doute, créent en nous des frontières invisibles », nous dit-elle.

Le travail derrière FRONTERA a ainsi l’objectif de toucher le public au niveau personnel, en le confrontant à sa propre réflexion. Ce concept de frontières s’applique aussi à des thématiques plus globales, tant politiques que sociales. Touchée par les grands mouvements de populations souvent initiés par les changements climatiques, elle déclare être préoccupée et curieuse de voir comment nos sociétés réagirons face à ces mouvements globaux de populations. « Les gens choisiront-ils de protéger de plus en plus leur petite part du gâteau (…) ou accepteront-ils de faire face aux changements de notre époque? ».  C’est cette curiosité qui pousse Dana à confronter le public à ses propres limites, consciente qu’une résistance est possible. « C’est le risque à prendre en tant qu’artiste, dit-elle. Si nous ne prenons pas de risques, on n’accomplit rien ».

Source: Sorstu.ca

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