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May 3, 2019

«Introduction à la violence»: habiter ses rêves

Critique en français

By: Christian Saint-Pierre

Reprenant pour notre plus grand plaisir le fil de sa démarche solo, Marie Brassard dévoile en ce moment à l’Usine C le premier segment d’un nouveau cycle : Introduction à la violence. Avec cet objet singulier, d’un onirisme débordant, à même de susciter l’enchantement aussi bien que l’angoisse, le réconfort aussi certainement que le vertige, la directrice de la compagnie Infrarouge nous accorde un privilège, celui d’entrer dans une oeuvre en cours d’élaboration ; un territoire où tout est en mouvement, les idées comme les émotions, les mots aussi bien que les images.

Avec ses collaborateurs (Alexander MacSween au son, Antonin Sorel à la scénographie, Mikko Hynninen aux éclairages et Sabrina Ratté à la vidéo), Marie Brassard a une fois de plus donné naissance à un objet de beauté. Il s’agit d’un lieu en suspension, à la fois passerelle et quai, piste de décollage et point d’ancrage, jardin d’éden et descente aux enfers. Sur trois grands écrans juxtaposés, on voit apparaître un panorama qui invite au plongeon, une immensité de ciel et d’eau, de sang et de lumière, de nature et de culture. Le corps de la comédienne se dépose superbement sur les images, il s’y incruste ou s’en détache, s’y engouffre ou s’en extirpe.

Source: Le Devoir

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